Un regroupement d'organisations de la société civile dénonce la « paresse intellectuelle » des dirigeants burkinabè

| 19.05.2017 à 00h00
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Safiatou Lopez Zongo - Présidente de l'Association pour la promotion de la démocratie et la participation citoyenne (APDC)
© DR / Autre Presse
Safiatou Lopez Zongo - Présidente de l'Association pour la promotion de la démocratie et la participation citoyenne (APDC)
Ouagadougou, 18 mai 2017 - Le Cadre de concertation national des Organisations de la société civile (CCNOSC), regroupant plusieurs associations et mouvements activistes, au cours d’une conférence de presse, jeudi à Ouagadougou, a dénoncé la «paresse intellectuelle» des dirigeants actuels du Burkina Faso.

«Le peuple ne peut plus continuer à souffrir par la faute des gouvernants, qui ont fait de la paresse intellectuelle, leur mode de management des politiques publiques», a relevé, la présidente du CCNOSC, Safiatou Lopez/Zongo, dans sa déclaration liminaire.

Mme Lopez, par ailleurs, présidente d’honneur de l’Association pour la promotion de la démocratie et la participation citoyenne (APDC), a martelé que «le pouvoir actuel doit se réveiller de son laxisme et de sa lourdeur, pour voir les réalités en face».

Selon elle, les chiffres servis par les spécialistes des ministères ne reflètent en aucun cas, les problèmes réels des populations.

«Le taux de croissance de 6,2% avancé par le chef du gouvernement, qui est devenu un refrain pour lui à chaque sortie, contraste avec les réalités quotidiennes du peuple dans son ensemble», a argumenté Safiatou Lopez.

Le regroupement d’Organisations de la société civile (OSC) a élaboré un document intitulé : «Situation nationale : entre amateurisme et tâtonnement, regard critique du CCNOSC/APDC».

De l’avis de la présidente Safiatou Lopez/Zongo, c’est après avoir fait une lecture de la situation nationale à tous les niveaux, que sa structure a produit le document.

A l’entendre, ledit document d’une vingtaine de pages devrait être remis à la presse et surtout aux gouvernants actuels du Burkina Faso afin que celles-ci puissent le consulter et prendre des mesures idoines.

Pour la présidente d’honneur de l’APDC, les autorités actuelles du Burkina Faso se doivent de prendre des mesures pour baisser la tension sociale.

«Si malgré tout, le gouvernement joue à la politique de l’autruche, le Cadre se verra dans l’obligation d’entreprendre d’autres actions de dénonciation», prévient le leader d’OSC.

A la question de savoir qu’est-ce que sa structure propose aux dirigeants actuels au-delà des critiques, Safiatou Lopez a répondu qu’elle a déjà fait des propositions au président du Faso, à maintes reprises.

Le Cadre de concertation national des Organisations de la société civile (CCNOSC) est un regroupement de plusieurs associations (environ 300, selon la présidente).

Il a vu le jour en juillet 2015, alors que le Burkina Faso traversait la période de la transition, à l’issue de l’insurrection populaire.

L’objectif de ce cadre de concertation, selon Safiatou Lopez de l’APDC, est de mutualiser les efforts des membres en vue de soutenir le processus de la transition en cours au Burkina Faso.

Agence d’information du Burkina

ak/ata

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