Attaques armées au Burkina: La dissolution de l’ex-garde présidentielle "a affaibli le système de renseignement", selon le parti de Compaoré

| 04.01.2017 à 00h01
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Attaques armées au Burkina: La dissolution de l’ex-garde présidentielle "a affaibli le système de renseignement", selon le parti de Compaoré
© DR / Autre Presse
Attaques armées au Burkina: La dissolution de l’ex-garde présidentielle "a affaibli le système de renseignement", selon le parti de Compaoré
Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), parti de l’ex-président Blaise Compaoré estime que la "dissolution" de l’ex-Régiment de sécurité présidentiel (RSP) sous la transition pour "assouvir des rivalités au sein de la hiérarchie militaire a affaibli le système de renseignement" de la sécurité, dans une note transmise à ALERTE INFO mardi.


"En dissolvant l’ancien Régiment de sécurité présidentielle (RSP), par démagogie et pour assouvir des rivalités au sein de la hiérarchie militaire, le régime de la transition a, du même coup, affaibli le système de renseignement de notre pays et détruit la seule unité opérationnelle de lutte anti-terroriste, entraînée et aguerrie dont disposait notre armée", selon l’ex-parti majoritaire dans le communiqué.

Le CDP estime que dans la "situation de guerre anti-terroriste larvée que connait notre pays, le gouvernement gagnerait à réexaminer avec discernement la question de la réintégration des membres de l’ex-RSP dans le service opérationnel de l’armée, en procédant aux évaluations et aux réaffectations qu’il jugera opportunes".

Selon le parti de Compaoré, "le limogeage du Chef d’état-major des armées (Pingrénoma Zagré remplacé par le colonel-major Oumarou Sadou) est une saine décision mais elle ne suffit pas (car) la gravité de cette situation appelle des mesures d’une plus large ampleur, il faut avoir l’honnêteté et le courage de dire les choses telles qu’elles sont", ajoute le texte.

Le parti de l’opposition exhorte le "gouvernement à prendre courageusement les mesures énergiques qu’exige la situation, du point de vue de la gestion du dispositif de défense et de sécurité" et invite, "à engager les actions nécessaires pour revigorer le moral de nos troupes combattantes, en les plaçant dans des conditions optimales pour affronter cette guerre asymétrique, qui a déjà coûté à notre pays le sacrifice de plusieurs de ses fils les plus dignes".

La dernière attaque armée qui a eu lieu le 16 décembre a causé la mort de douze soldats, des véhicules et des munitions détruits à la suite d’une attaque d’un poste militaire dans la province du Soum, au Nord du Burkina, selon une source sécuritaire.

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