Nuit de la Saint-Sylvestre à Ouagadougou : bars et maquis ont vibré au ralenti

| 03.01.2017 à 00h00
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Nuit de la Saint-Sylvestre à Ouagadougou : bars et maquis ont vibré au ralenti
© DR / Autre Presse
Nuit de la Saint-Sylvestre à Ouagadougou : bars et maquis ont vibré au ralenti
Ouagadougou - Habituellement bars, maquis et boîtes de nuit à Ouagadougou sont pris d’assaut lors du réveillon du 31 décembre. Mais cette année, l’affluence n’était pas celle des grands jours, à cause notamment de la crise financière que traverse le pays.


Il est 22h 40 mn, ce samedi 31 décembre 2016 lorsque nous arrivons au maquis «Teelima», situé à quelques encablures du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).

Des chaises toujours vides, avec quelques clients clairsemés. «Comme nous avons la santé, nous ne pouvons pas dire que ça ne va pas sinon côté vente ça ne marche même pas», a lâché le propriétaire du maquis, Emmanuel Kuéla.

« Les gens n’ont rien, les années antérieures ici à 22 h il n’y avait plus de place. Or, nous avons beaucoup dépensé en louant la sonorisation, les chaises et en mettant des jeux de lumières», regrette l’artiste-musicien.

A l’en croire, le peu de clients présents ne se contentent que de la sucrerie et repartent. Pour lui, cette « situation difficile est liée au changement» avant d’indiquer qu’ils «ont dit que plus rien ne sera comme avant, mais nous ne savons pas dans quel sens».

Au maquis «Le point focal» situé non loin, certains fêtards ont déjà pris place, tandis que d’autres s’installent, seuls ou accompagnés.

Contrairement à certaines personnes, présentes pour «savourer» disent-elles, cette soirée, Madi Kaboré et sa compagne ne sont là que pour quelque temps. «Nous comptons rentrer d’un moment à l’autre pour vivre la nouvelle année en famille», indique-t-il.

Selon le gérant du «Point focal», David Sanfo, nouvellement employé en ce lieu, «contrairement à l’année dernière, aux dires des anciens du maquis, l’affluence est moindre par rapport aux années précédentes».

«Nous ne savons pas les vraies causes mais nous pensons que c’est la conjoncture financière actuelle du pays qui engendre cette situation. Nous souhaitons que l’économie soit relancée dans tous les domaines d’activités professionnelles», a-t-il souhaité.

Il est 23h 20mn lorsque nous faisons une halte à la « Mousse bleue», un maquis situé près du rond-point de la Patte-d’oie. Ici, il y a lieu de faire un rang pour accéder à l’intérieur pour vivre le «Show» contre le payement de 1000 FCFA.

En ce lieu, c’est « Dj Mozess» qui fait monter les décibels au rythme du « coupé décale , du Zouk» pour le bonheur des danseurs visiblement jeunes.

«Je souhaite tout ce qui est positif au Burkina Faso. Depuis la fête de Noël, nous avons constaté qu’il n’y a pas d’affluence. Le rendement est nul comparativement à l’année dernière » souligne-t-il.

Au niveau de « Matata « et du bar « Jamaica » situé au quartier Dapoya, l’ambiance règne mais pas assez de clientèle comme le révèle le manager des deux lieux.

Evariste Zoungrana, accompagné de sa chérie, deux bières sur la table soutient que c'est l'année 2016 qui n’ a pas été facile financièrement".

''Nè-y taabo''

A quelques minutes de l’au-revoir à 2016, un orchestre musical installé à l’entrée principale de la marie centrale tient en haleine une grande foule qui se hâte pour voir les feux d’artifices.

Le maire de la ville de Ouagadougou, Armand Béouindé, a salué la présence de tous en cette place pour accueillir la nouvelle année.

« Je ne ferais pas de discours mais je voudrais simplement vous dire «Nè-y taabo » (Heureuse année). Que 2017 soit une année de paix et de concorde afin que la ville de Ouagadougou soit meilleure qu’avant ». Il est 0 heure la sirène annonce 2017 et ce sont des cris de joies et des accolades qui se mêlent aux feux d’artifices pour dire adieu à 2016.

Invité à ce concert, l’artiste ivoirien « le professeur Meiway » a donné une prestation vivante au rythme de quelques chansons dont « golgotha »pour le bonheur de ses fans, sortis nombreux pour le soutenir.

A côté des maquis et bars, il y a les parqueurs. Si les tenanciers de maquis se plaignent, le prix du parking est de 200 FCFA pour les engins partout où nous sommes passés. «Ça va en tout cas pour le parking car cette nuit le prix c’est 200 FCFA (le double)», explique-t-il.

On pouvait également, dans cette randonnée, constater une forte présence des forces de défense et de sécurité déployées partout dans la ville de Ouagadougou.

als/ata
Agence d’Information du Burkina

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