Justice pour Norbert Zongo et compagnons : une exigence populaire encore vivace 18 ans après

| 14.12.2016 à 00h02
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Justice pour Norbert Zongo et compagnons : une exigence populaire encore vivace 18 ans après
© DR / Autre Presse
Justice pour Norbert Zongo et compagnons : une exigence populaire encore vivace 18 ans après
Dans le cadre de la commémoration de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) ont animé un meeting à Ouagadougou ce mardi 13 décembre 2016, à la suite d’une marche qui aura duré environ une heure.


Ce meeting animé dans le cadre de la commémoration placée sous le sceau de la «mobilisation citoyenne contre l’impunité, la vie chère, pour les droits économiques et sociaux et pour l’indépendance et la souveraineté nationales» a été l’occasion pour le président du CODMPP Chrysogone Zougmoré et ses camarades, d’exiger justice pour Norbert Zongo et ses compagnons assassinés le 13 décembre 1998 ainsi que pour toutes les victimes des crimes de sang.

Selon M. Zougmoré, le «traitement des dossiers de crimes de sang et de crimes économiques connaît les mêmes misères que sous le règne du CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès, ex-parti au pouvoir, Ndlr) de Blaise Compaoré. Comme si les nouveaux anciens acteurs de premier plan de la scène politique, avaient des choses à se reprocher et donc à cacher!».

Et pour preuve, rappelle-t-il concernant le dossier Norbert Zongo, «depuis l’annonce, le 10 décembre 2015 par les autorités de la Transition, de l’inculpation du soldat Christophe Kombacéré, du caporal Wampasba Nacoulma et du sergent Banagoulo Yaro, c’est un silence radio.» Et d’ajouter, un «silence macabre, insultant, inacceptable, indigne d’institutions se proclamant républicaines».

Du reste, précise-t-il, «les dossiers Dabo Boukary, Thomas Sankara, Norbert Zongo, des victimes de l’insurrection populaire et du putsch trainent toujours dans les couloirs de la justice». Et ce, en dépit du changement réclamé par les insurgés en fin octobre 2014 et de la dissolution du tristement célèbre Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Mais, prévient Chrysogone Zougmoré, «le Collectif et la CCVC se donneront les moyens pour mener des actions fortes pour exiger l’instruction sérieuse du dossier Norbert Zongo et compagnons, de ceux des martyrs de l’insurrection et de la résistance au putsch, ainsi que de l’ensemble des dossiers de crimes jusqu’ici impunis.» Dans ce sens, «un sit-in silencieux »est annoncé pour se tenir devant les locaux du palais de justice à Ouagadougou dans l’après-midi de ce 13 décembre 2016.

A noter que la sortie matinale– pour la marche suivie du meeting après le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe des disparus– n’a pas mobilisé un grand monde. Une faible mobilisation, en convient M. Zougmoré. Mais selon lui, ce qui importe, c’est le maintien de la flamme de l’exigence de justice pour Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune. Et à l’en croire, le niveau global de la mobilisation au niveau national est appréciable.

Paangui Parè

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