Tentative d’attaque de la prison militaire : Le procès renvoyé au 5 janvier

| 22.12.2016 à 00h00
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Tentative d’attaque de la prison militaire : Le procès renvoyé au 5 janvier
© DR / Autre Presse
Tentative d’attaque de la prison militaire : Le procès renvoyé au 5 janvier
Ouagadougou - Le procès des présumés auteurs du plan d’attaque de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), débuté hier mardi à Ouagadougou, a été finalement renvoyé au 5 janvier 2017, conformément à la demande des avocats commis à la défense.


A la reprise du procès, ce mercredi en mi-journée, les avocats commis pour la défense des accusés se sont déportés du dossier, estimant n’avoir pas eu le temps nécessaire pour connaitre ledit dossier.

«C’est vraiment la mort dans l’âme et en tout désespoir de cause que nous étions obligés, de façon collective, en ce qui concerne les avocats commis d’office, de nous déporter dans ce dossier», a affirmé Me Arnaud Ouédraogo, l’un des avocats.

Les avocats disent ne pas comprendre l’insistance du Tribunal militaire à vouloir juger le dossier alors qu’eux, les avocats commis à la défense, ont demandé du temps pour se préparer.

«Nous avons reçu le dossier de façon parcellaire et tardive. Cela ne nous a pas permis d’organiser la défense de nos clients», a expliqué Me Ouédraogo.

C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que Me Arnaud Ouédraogo et ses collègues ont accueilli la nouvelle du report au 5 janvier 2015.

L’audience du dossier dénommé «caporal Madi Ouédraogo et 28 autres», a débuté, hier mardi, dans la Salle d’audience de la justice militaire.

Le procès avait à peine commencé que les avocats des accusés ont demandé le report du procès afin de leur permettre de s’imprégner davantage du dossier.

La plupart d’entre eux disent avoir été commis le 15 décembre dernier et avouent n’avoir pas pu rentrer en contact avec leurs clients avant l’ouverture du procès.

Par conséquent, les avocats ont demandé au tribunal militaire deux semaines pour se préparer dans le but de «bien défendre leurs clients». Selon eux, cela permettrait un procès «honorable et équitable».

Le tribunal militaire qui a affirmé avoir respecté la loi en la matière, a néanmoins accédé partiellement à la requête des avocats en suspendant l’audience pour le reprendre ce mercredi 21 décembre, à partir de 12 heures.

Les inculpés de ce procès sont principalement des éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) auxquels s’ajoutent deux civils.

Ils sont accusés, entre autres, de «détention illégale d’armes de guerre et d’«association de malfaiteurs», des infractions punies par la loi.

Ces militaires, selon les chefs d’accusation lus par le greffier en chef, projetaient d’attaquer la MACA pour libérer les présumés cerveaux du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015 dont les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé.

En plus de la MACA, ces ex-RSP devaient attaquer des positions de l’armée burkinabè, suivant un plan devant être mis en exécution le 31 décembre 2015.

L’annonce de l’ouverture de l’audience avait été faite par le commissaire du gouvernement, Alioun Zanré, lors d’une conférence de presse tenue le 8 décembre dernier.

L’ouverture de ce procès devrait être suivie de celle des autres dossiers, notamment l’attaque de la poudrière de Yimdi, l’affaire du pont Nazinon, ainsi que le dossier du putsch manqué, intitulé «Ministère public contre le général Gilbert Diendéré».

ak/ata
Agence d’information du Burkina

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