Putsch manqué de 2015 au Burkina : Un député de l'ex-parti au pouvoir entendu et emprisonné

| 17.12.2016 à 00h00
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Putsch manqué de 2015 au Burkina : Un député de l'ex-parti au pouvoir entendu et emprisonné
© DR / Autre Presse
Putsch manqué de 2015 au Burkina : Un député de l'ex-parti au pouvoir entendu et emprisonné
Soupçonné de complicité avec les auteurs présumés du coup d'Etat manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, Salifou Sawadogo, député et quatrième vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex-parti au pouvoir), a été entendu et placé en détention à la Maison d'arrêt et de correction des Armées (MACA), a appris APA vendredi de source proche du dossier.


Selon cette source, le député Sawadogo a été auditionné jeudi après-midi puis déferré en prison par le juge d’instruction chargé de l’enquête sur le putsch manqué du général Gilbert Diendéré et de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

L’Assemblée nationale avait, le 6 décembre dernier, levé l’immunité parlementaire du député, à l’issue d’un vote secret par 86 voix pour, 33 contre, zéro abstention et 4 nuls.

Salifou Sawadogo, par ailleurs ancien ministre de l’Emploi puis de l’Environnement sous l’ère Blaise Compaoré, est accusé d’avoir orchestré durant le coup d’Etat de septembre 2015, la destruction de biens privés ayant appartenu à l’actuel président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo ou encore à l’activiste Safiatou Lopez/Zongo.

Enfin, selon le journal Jeune Afrique, l’inculpé est soupçonné par la justice d’avoir reçu des soutiens financiers de l’extérieur au profit des putschistes.

L’inculpation du député du CDP porte désormais à 91 le nombre de personnes mises en cause dans ce dossier, pour la plupart d’anciens militaires du RSP.

Parmi les personnes inculpées, plusieurs bénéficient actuellement de liberté provisoire.

Au nombre des 39 individus détenus figurent le général Gilbert Diendéré et l’ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, poursuivis entre autres pour complicité et attentat à la sûreté de l’État.

Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Ouagadougou, Alioun Zanré, lors d’un point de presse le 8 décembre dernier, a annoncé que le procès pourrait débuter à partir du 20 décembre prochain.

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