Le dénouement du dossier Norbert Zongo « ne devrait plus se faire longtemps attendre » (Procureur)

| 15.12.2016 à 00h02
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Laurent Poda - Procureur général près la Cour d'Appel de Ouagadougou
© DR / Autre Presse
Laurent Poda - Procureur général près la Cour d'Appel de Ouagadougou
Ouagadougou - Le dénouement du dossier judiciaire relatif à l’assassinat le 13 décembre 1998 du journaliste Norbert Zongo et de ses trois compagnons, «ne devrait plus se faire longtemps attendre», a indiqué mercredi, le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou, Laurent Poda.


Dans un communiqué parvenu à l’AIB, le procureur général, Laurent Poda, a rappelé que «le juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Ouagadougou saisi, après avoir pris une décision dans le sens de la réouverture du dossier, a, en dépit des nombreuses difficultés crées dans la procédure par l’écoulement du temps, mené depuis lors des différentes investigations».

M. Poda a souligné qu’à ce jour, le juge d’instruction a posé d’importants actes allant dans le sens de la manifestation de la vérité, citant l’inculpation de trois personnes pour assassinat et destruction de bien.

«Ces trois personnes sont présentement sous mandat de dépôt et gardées à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou », a relevé le procureur général qui a aussi renseigné que le juge d’instruction a procédé à l’audition de « plusieurs dizaines de personnes dont certains n’ont pu être retrouvées qu’au prix d’innommables efforts ».

De l’avis de Laurent Poda, le même juge a pu retrouver et mettre sous scellé, l’épave d’un véhicule 4x4 double cabine présumé être le moyen de transport des auteurs du forfait (assassinat).

Et de préciser que l’ensemble de ces diligences et résultats atteints ont permis de donner une certaine lisibilité à la procédure.

«Aussi, sans pouvoir fixer une date pour le jugement de cette affaire, nous sommes fondés à croire que son dénouement ne devrait plus se faire longtemps attendre», a expliqué le procureur général dans son communiqué.

Il a confié que les acteurs de la justice ont conscience des fortes attentes de la population par rapport au règlement des dossiers dits ‘’sensibles’’ ou ‘’suivis’’ et que les juges en charge de ces dossiers font tout ce qui est légalement possible pour répondre à la soif de la justice dont l’assouvissement conditionne en grande partie la stabilité de notre pays et partant, son développement.

«Nous restons convaincus, qu’en gardant à l’esprit, et à tous les niveaux, que notre pays revient de loin, nous saurions tous accompagner notre justice pour qu’elle y parvienne », a conclu M. Poda.

Le communiqué du procureur général intervient au lendemain de la commémoration du 18e anniversaire du décès du journaliste d’investigation et de ses trois compagnons.

A l’occasion, des organisations de la société civile et de professionnels de médias burkinabè, ont organisé, hier mardi à Ouagadougou, une série d’activités dont, un recueillement sur la tombe du défunt journaliste, une marche meeting et un «sit-in silencieux» devant le palais de justice pour réclamer vérité et justice.

ak/ata
Agence d’information du Burkina

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