Justice militaire : les procès débutent ce mardi

| 20.12.2016 à 00h00
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Justice militaire : les procès débutent ce mardi
© DR / Autre Presse
Justice militaire : les procès débutent ce mardi
Les procès des dossiers au niveau de la justice militaire commencent demain mardi 20 décembre 2016 si l’on s’en tient aux déclarations du tribunal militaire lors de leur conférence de presse du 8 décembre dernier.


Lors de sa conférence de presse du 8 décembre, le parquet du tribunal militaire avait indiqué que les procès débuteront ce mardi 20 décembre 2016. Les premiers dossiers qui feront l’objet de jugement à partir de demain, sont entre autres celui de l’attaque du dépôt d’arme de Yimdi, où le sergent Sanou Ali et 22 autres sont inculpés pour désertion à l’étranger en temps de paix, association de malfaiteurs, vol à main armée, recel d’armes et munition de guerre, coups et blessures volontaires, recel de malfaiteurs, atteinte à la sureté de l’état, le dossier Ouédraogo Madi et autres, inculpés pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre. Ces derniers projetaient libérer des prisonniers à la Maison d’arrêt et de correction de l’armée, le dossier du Coup d’Etat du Général Gilbert Diendéré, de celui de Thomas Sankara, et de l’affaire du pont Nazinon. Parmi ces dossiers ci-dessus cités, le dossier du coup d’Etat du Général Gilbert Diendéré et du dossier Thomas Sankara, restent sans doute les plus attendus.
Lors de la conférence de presse le commissaire du gouvernement, Alioune Zanré avait déclaré que les dossiers évoluaient bien et qu’en dépit des multiples obstacles qui minaient certaines des procédures, le parquet rassurait qu’aucune impunité ne serait consacrée dans ces dossiers. Il avait également indiqué que l’ensemble des acteurs s’activait pour finir au plus tôt tous ces dossiers. A travers cette déclaration l’on peut espérer qu’à partir de demain la justice burkinabè qui est beaucoup critiquée pour sa lenteur dans le traitement des dossiers sera vue autrement par le peule. Le jugement de ces dossiers va redonner de l’espoir à la population qui commençait à douter de l’existence d’une justice au « pays des hommes intègres ». Si l’on s’en tient aux déclarations du commissaire du gouvernement d’ici la fin du premier trimestre 2017, la plus part des dossiers seront jugés.

Nous appelons vivement donc la justice à plus de rigueur dans le traitement de ces dossiers afin de redorer son image. Elle qui a reçue plus d’indépendance et plus moyens.

Yssoufou SAGNON
(Stagiaire)

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