Cogestion MPP-UNIR/PS : « Pour le moment, on se sent à l’aise » (Athanase Boudo)

| 18.11.2016 à 00h01
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Cogestion MPP-UNIR/PS : « Pour le moment, on se sent à l’aise » (Athanase Boudo)
© DR / Autre Presse
Cogestion MPP-UNIR/PS : « Pour le moment, on se sent à l’aise » (Athanase Boudo)
L’Union pour la renaissance/parti sankariste tiendra son deuxième Congrès ordinaire du 27 au 29 janvier 2017 à Ouagadougou. Ces assises, placées sous le thème : «Le sankarisme à l’épreuve de sa participation à la gestion du pouvoir d’Etat», veulent apporter un nouvel élan au parti en nourrissant des réflexions pour des actions efficientes en faveur du développement économique et social. C’est ce qui est ressorti de la conférence de presse animée par le Comité national d’organisation, hier 17 novembre 2016 au siège du parti.


Mobiliser les troupes pour les futures échéances électorales, analyser la participation du parti à la gouvernance de l’Etat, actualiser le Programme alternatif sankariste (P.A.S.) et procéder au renouvellement des instances dirigeantes. Ce sont là quelques axes majeurs qui vont rythmer le deuxième Congrès ordinaire du Parti de l’œuf, du 27 au 29 janvier 2017 au palais de la Jeunesse et de la Culture Jean-Pierre Guingané. De plus, ce congrès entend se pencher sur les questions sécuritaires, judiciaires et économiques que traverse le pays dans la perspective de jouer sa partition afin que «tous les Burkinabè vivent dans la quiétude et que le peuple ait l’espoir d’un avenir meilleur».

En dix mois de cohabitation avec le parti majoritaire, Athanase Boudo et ses camarades estiment que : « Le parti se sent très bien aux côtés du M.P.P. comme si nous étions aux côtés des autres ». Le président du Comité national d’organisation du Congrès pense que leur alliance a évité au pays une situation qui n’était pas souhaitable d’autant plus qu’il venait de sortir d’une insurrection, d’une transition et d’élections transparentes « même si le peuple s’est trompé». « L’UNIR/PS a joué un rôle très important dans la stabilité que nous connaissons actuellement», soutient-il.

Il le justifie par le fait que le basculement du parti dans l’opposition politique aurait conduit nécessairement à la désignation d’un Premier ministre issu de la majorité parlementaire. «Dans ce cas, le chef de l’Etat aurait dissout l’Assemblée nationale s’il voulait gouverner avec une majorité, ou aurait été contraint à une cohabitation. Est-ce ce spectacle qu’on devrait proposer au peuple burkinabè avec tout ce qu’il a subi ? Non !», argumente-t-il. Par ailleurs, il affirme que si le gouvernement tient de nos jours et que le budget initial dans le cadre de l’exécutif passe de 1 700 milliards de francs CFA à 2 000 milliards en 2017, c’est parce que l’UNIR/PS a eu son mot à dire.

Le thème retenu n’est pas non plus anachronique avec le contexte marqué par la recherche de financements car le parti n’entend pas jouer le second rôle. « Nous voulons apporter la touche sankariste dans la gouvernance, notamment à travers le P.A.S qui prône le développement autocentré ». Sur le volet judiciaire, avec les dossiers emblématiques (Thomas Sankara, Norbert Zongo, Boukari Dabo, entre autres) le parti, à en croire Athanase Boudo, œuvrera sans cesse à la recherche de la vérité, de la justice pour une véritable réconciliation des cœurs. Quant au renouvellement des instances dirigeantes, à la tête particulièrement, il déclare que : «Seul le congrès est souverain et désignera la personne qui va diriger le parti».

Aboubacar Dermé

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