Opinion : « Notre liberté dépend de la liberté de la presse. Et celle-ci ne saurait être limitée sans être perdue »

| 03.01.2017 à 00h01
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Opinion : « Notre liberté dépend de la liberté de la presse. Et celle-ci ne saurait être limitée sans être perdue »
© DR / Autre Presse
Opinion : « Notre liberté dépend de la liberté de la presse. Et celle-ci ne saurait être limitée sans être perdue »
En vertu de l’article 8 de la Constitution de la IVe république du Burkina Faso, après avoir été censuré par Le Faso.net [quatre commentaires retirés après avoir été publiés, sur le forum d’un article sur la “prévention” de l’extrémisme violent] et avoir réfléchi de longs mois, Jacques Zanga Dubus pose pour 2017 la question de la liberté d’expression, voire de la liberté de penser, et du non-pacifisme, de l’anti-laïcité et de la non-constitutionnalité du Coran. Jusqu’à ce jour, aucune presse burkinabè n’a accepté de publier cette réflexion “libre”, critique mais sereine et sans haine.


Préambule

Se référer à la Constitution française dans un pays qui n’a jamais réussi à couper le cordon de la colonisation n’est pas une injure à la souveraineté du Faso, d’ailleurs en de nombreux points, notre Constitution de la IVe république s’est appuyée sur la Constitution du pays tuteur.

En son article 16, la Constitution française de 1958 énonce que « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Alors le Burkina Faso est orphelin de Constitution, et n’en n’aura pas tant que ces deux impondérables ne seront, non seulement très clairement énoncés, mais vaillamment défendus et appliqués par des institutions fortes et des consciences claires, et libres.

« Point de contrainte en matière de religion »

Le mercredi 17 août 2016, sous le titre “Extrémisme violent : la jeunesse musulmane de l’Afrique de l’Ouest sur le levier de la prévention”, le Faso.net a publié un article pour rendre compte d’un Congrès international de l’Organisation de la jeunesse musulmane en Afrique de l’ouest, OJEMAO. Dans les personnalités présentes à la cérémonie d’ouverture du mardi 16 août, se trouvait le président de l’Assemblée nationale, le Dr Salif Diallo, présenté comme le patron de cette rencontre.

Pour le président de l’Assemblée nationale, « En fait, la problématique de la prévention de l’extrémisme violent et sa corrélation avec la jeunesse est fondamentale dans un monde aujourd’hui perturbé par des attaques terroristes aussi sanglantes qu’inhumaines, et surtout dans un contexte de graves amalgames qui tentent d’allier l’Islam et le terrorisme ». Et le Dr Salif Diallo de citer un extrait du verset 256 de la Sourate 2 (La vache) : « “Point de contrainte en matière de religion... ’’. C’est alors déplorable, que certains fassent l’amalgame entre l’Islam et cette violence ».

Comment ne pas faire d’amalgame quand l’État islamique revendique un attentat ! Seraient-ils l’un et l’autre imaginaires, des leurres inventés par l’Occident, y compris les victimes ?

Outre le fait qu’il n’y a aucune relation féconde, ni d’intelligence quelconque entre l’extrait du verset et d’éventuels amalgames à déplorer [sauf de supposer que “point de contrainte” signifie “liberté totale”, voire totalitaire, mais liberté de quoi ? De penser, ou de tuer les insoumis ?], c’est induire les auditeurs et lecteurs en erreur de sortir cet extrait de son contexte, car la suite du verset énonce une condition, donc une contrainte, celle de se trouver sur le “bon” chemin, soumis à Allah et à son messager.

De plus, il faut savoir que les oulémas ont plusieurs avis sur le sens de ce verset. Selon certains, il s’agirait d’un verset abrogé par un verset antécédent (2 :193) dans la chronologie de la même sourate, sur la nécessité de se préparer au combat contre un polythéisme guerrier à venir. Selon d’autres, ce verset ne concernerait que les Gens du Livre [Juifs et Chrétiens], qui n’auraient pas été contraints d’embrasser l’islam s’ils s’acquittaient du paiement du “triut”. La “contrainte” serait alors à prendre dans le sens d’une “obligation à payer”.

En fait, il n’y aurait aucune contrainte en matière de religion s’il n’y en avait plus qu’une seule, ce qui est contraire à l’article 7 de l’actuelle Constitution, et aux dires mêmes du Dr Salif Diallo : « le respect des prescriptions divines exige de chacun le respect de la diversité des croyances et la pluralité des cultes que les Républiques s’évertuent à garantir. » Amina.

Les prescriptions divines violentes [Selon la traduction du Coran proposée par des sunnites, trouvée sur le site sunnite.com]

Pour revenir sur les amalgames, il se trouve que la même sourate 2, dite “La vache”, énonce en son verset 191, « Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d'où ils vous ont chassés : l'association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants. »

Un internaute nous a reproché un manque d’honnêteté en ne citant pas le verset précédent, le 190 : « Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs ! »

Ainsi donc, il faut lire : « Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et tuez-les, où que vous les rencontriez... » Qui peut prétendre qu’il ne s’agit pas d’un appel au meurtre, quand bien même il s’agirait d’ennemis, de combattants ? Si cet appel au meurtre ressort de la légitime défense, il faut d’abord reconnaître que la loi coranique n’est pas pacifiste [Le Mahatma Gandhi, en pacifiste convaincu, ne tuait pas ses ennemis, lui !].

Et, si l’on met en perspective ces deux versets avec le verset 95 de la Sourate 4 (les femmes), « Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux - sauf ceux qui ont quelques infirmité - et ceux qui luttent corps et biens dans le sentier d'Allah. Allah donne à ceux qui luttent corps et biens un grade d'excellence sur ceux qui restent chez eux. Et à chacun Allah a promis la meilleure récompense ; et Allah a mis les combattants au-dessus des non combattants en leur accordant une rétribution immense », on obtient un cocktail explosif que des imams sans scrupules utilisent pour appeler à la “guerre sainte”, la djihad.

Pour un laïc, mettre en perspective des versets du Coran ne suffit pas, il faut se rappeler que dans un état de droit comme le Faso prétend l’être, seul l’État est le dépositaire d’une violence légitime, et peut répondre en cas d’agression violente. Ce constat ouvre une perspective de non constitutionnalité du coran, d’incompatibilité entre la loi coranique et la loi républicaine, sur laquelle nos juristes devraient se pencher.

Ce verset n’est pas le seul qui appelle au meurtre des juifs, des mécréants et des associateurs [les animistes], ils sont six, répartis entre les versets 54 et 191 de la sourate 2, les versets 89, 91 et 95 de la sourate 4, et le verset 5 de la Sourate 9 (le désaveu ou le repentir), qui est le plus édifiant en matière de pacifisme et de constitutionnalité du Coran : « Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

Tuez d’abord, Allah pardonnera ensuite ! Et comme l’a rappelé le Dr Salif Diallo, « Point de contrainte en matière de religion », sauf d’accomplir la Salat et de s’acquitter de la Zakat !

Un internaute anonyme a tenu à préciser « Je me permets de reprendre le verset 1 de cette sourate 9 intitulée Tawbah “Désaveu de la part de Allah et de son messager à l’égard des associateurs avec qui vous avez conclu un pacte”. La suite de la sourate (y compris le verset 9 que vous citez) concerne un pacte signé du temps du Prophète (SAW) entre les mecquois et les musulmans médinois sous l’autorité du Prophète (SAW). »

Ainsi donc le Coran serait, pour ses parties extrémistes et violentes, un livre d’histoire, et non un livre saint donc un exemple à suivre, alors messieurs les croyants en islam, et messieurs les grands spécialistes en islam, au nom de la paix, si menacée en ce monde par les monstres que votre livre d’histoire saint produit, il est grand temps de déplacer les “parties historiques” du Coran dans un livre d’histoire, solidement étoffé des contextes historiques, pour qu’elles ne soient plus des “prescriptions divines”, ou d’annoter les livres traduits pour alerter le lecteur !

Un internaute a jugé « qu’il serait judicieux pour lui [Jacques Zanga Dubus] de contacter les spécialistes du Qorân qui lui expliqueront mieux le contenu des versets du Qorân qu’il cite au lieu d’induire les honnêtes fidèles de toutes confessions en erreur. Ne cite pas le Qorân qui veut. » Sans vouloir offenser quiconque, si le Coran a été traduit en langue française [sans aucune note ni explication adjointe dans la version traduite par les sunnites], c’est qu’il peut être lu et compris dans cette langue !]

Mais si «Ne cite pas le Qorân qui veut » signifie que le livre est le terrain réservé de seuls spécialistes, soyons assurés que si on les réunissait dans une même pièce, ce ne serait que divergences, contradictions et divisions, voire échauffourées si on se risquait à rapprocher des spécialistes d’obédience différente, car il n’y a qu’un seul Coran, mais il n’y a pas qu’un seul islam.

Alors, qui détient la Vérité, sinon chaque croyant, dans l’intimité de sa foi ? Mais est-il acceptable que le croyant puisse être manipulé, non par une parole divine, mais par des hommes qui l’interprètent à leur guise et sous aucun contrôle ! Au vu de la situation actuelle où se pratique la censure [le retrait de nos commentaires est le signe d’une limitation de la liberté d’expression] sans qu’on sache qui l’a ordonnée, il semble que l’actuel “contrôle” soit une loi du silence, et la soumission au diktat d’un haut responsable d’une communauté musulmane, qui aurait suffisamment de pouvoir pour ordonner la censure, et qu’on lui obéisse !

Les traductions

Les musulmans ont longtemps refusé que le Coran soit traduit. Maintenant qu’il l’est, on peut apprécier, à condition d’être suffisamment curieux, les arrière-pensées des uns et des autres, selon leur façon de traduire. Ainsi, le verset 54 de la Sourate 2 (la Vache) dit, selon les sunnites [du site sunnite.com] : « Et (rappelez-vous), lorsque Moïse dit à son peuple : "Ô mon peuple, certes vous vous êtes fait du tort à vous-mêmes en prenant le Veau pour idole. Revenez donc à votre Créateur; puis, tuez donc les coupables vous-mêmes. C'est ainsi qu'Il agréa votre repentir; car c'est Lui, certes, le Repentant et le Miséricordieux ! »

« Tuez donc les coupables vous-mêmes » est une pirouette rhétorique pour cacher aux croyants qu’Allah préfère le suicide à la trahison, car le linguiste arabophone et non religieux Jacques Berque traduit « alors, donnez-vous la mort : ce serait mieux pour vous, auprès de votre Créateur », en lieu et place de « tuez donc les coupables vous-mêmes. » Un linguiste n’a aucune autre arrière-pensée que la vérité linguistique.

Autre exemple : le verset 190 de la sourate 2, déjà cité, « Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs ! » La transgression suppose un interdit, mais lequel ? Jacques Berque, lui, traduit par “agresseurs”, et non transgresseurs.

Entendez-vous ? N’agressez pas ! Allah n’aime pas les agresseurs.

La censure

C’est après avoir mis en doute la crédibilité du Coran dans sa traduction sunnite que nos commentaires se sont volatilisés, laissant comme traces les réactions des internautes à ces commentaires disparus, puis le commentaire “tendancieux” de l’internaute Ka a considéré que Faso.net s’était “abstenu” [il ne s’est pas abstenu, il a retiré, les réactions en témoignent !] de publier des « critiques très gênantes pour le vivre ensemble que veut l’OJEMAO. Beaucoup de critiques sans fondements solides sortaient du cadre de l’analyse, et j’ai compris l’abstention de la rédaction de Lefaso.net... » Aucune critique ne sortait du cadre de l’analyse, elles sont ici reprises dans les paragraphes ci-dessus, et elles relèvent d’un indispensable débat contradictoire qui ne concerne pas que les seuls musulmans.

Puis il écrit « Toute ma compréhension va à l’équipe de Paré qui garde sa neutralité... » Quelle neutralité, celle d’empêcher le débat contradictoire, puis de repousser l’article si loin dans l’historique des fichiers qu’il faille passer par le moteur de recherche pour le trouver [écrire : “extrémisme violent” pour retrouver l’article] !

À la relecture de cette phrase du Dr Salif Diallo, « La réflexion autour de la question de l’extrémisme violent devient, dit-il, essentielle et même déterminante lorsque des jeunes de confession musulmane décident d’appréhender ledit phénomène », on est en droit de se demander si cette réflexion n’est pas interdite à un non-croyant qui appréhende le même dit phénomène [de l’extrémisme violent], et aussi de se demander qui a interdit le débat contradictoire. Pour rappel, la liberté de non-croyance est garantie par l’article 7 de notre présente Constitution, et celle de la libre expression par l’art. 8.

Non compatibilité de la loi coranique et de la loi républicaine

Que les 92, penchés sur le projet de Constitution d’une Ve république fassent en sorte que la loi républicaine soit la seule en vigueur au Faso ! Ce souhait n’est chargé d’aucune arrière-pensée, et nous ne ferons pas l’erreur de répertorier tout ce qui oppose loi coranique et loi républicaine, cela ne ferait qu’augmenter les foudres qui ne vont pas manquer de nous tomber dessus, de la part de Burkinabè les plus (in)tolérants et aboyeurs qui soient ! Nous supposons nos éminents juristes capables de le faire, et suffisamment investis pour ne pas se mettre la tête dans le sable pour pondre ce texte fondateur, avec en mémoire l’article 16 de la Constitution française [droits fondamentaux, et séparation des pouvoirs et des autorités], mais aussi les propos d’Abdoulaye Soma dans l’introduction et la présentation qu’il a faites en 2012 de la Constitution de la IVe république, notamment sur ce pourquoi elle peut être décriée, d’une part pour ses incomplétudes quant à la protection des droits fondamentaux, et du système de juridiction constitutionnelle, et d’autre part pour les incertitudes constitutionnelles qu’elle recèle, c’est-à-dire le manque de stabilité qu’elle permet [Entretemps l’article 37 a été bloqué]

Comment combattre l’islam radical ?

En écho à la très sérieuse étude de Charles Rojzmann, intitulée “Comment combattre l’islam radical, la nouvelle séduction totalitaire ?”, et pour reprendre ses termes : « Il s'agit aujourd'hui moins d'un combat révolutionnaire que d'une résistance à une séduction totalitaire », nous ne pouvons que saluer l’initiative de l’OJEMAO, si elle parvient, comme le souhaite l’internaute Fai, à être en effet, « un acteur de plus pour l’assainissement de l’islam des impuretés djihadistes ». Il est curieux de constater que cette association a vu le jour à Orodara en 1993, la même année où une Agence musulmane d’Afrique demandait l’attribution d’une réserve coutumière, acte qui a produit l’imbroglio à connotation religio-foncière, entre Sunnites wahhabites et communauté sèmè avec pour “éclat” le 15 juillet dernier le saccage de la mosquée sunnite wahhabite qui y avait été construite en 1998.

Charles Rojzmann compare les pourfendeurs occidentaux de l’islam radical « aux socio-démocrates allemands qui tournaient en ridicule Hitler ou conspuaient les actions violentes des SA sans prendre le temps de réfléchir, comme le souhaitait l'auteur du “Viol des foules par la propagande politique”, Serge Tchakhotine. »

Charles Rojzmann écrit ceci : « On a oublié la force du sentiment de victimisation qui fait voir le “Mal” en dehors de son propre groupe. Le journal nazi der Völkischer Beobachter écrivait en 1933 que les juifs étaient un peuple génocidaire et qu'il fallait agir avant qu'ils n'exterminent le peuple allemand. C'est ce que disaient également les Hutus des Tutsis qu'ils s'apprêtaient à massacrer. »

« Comment lutter alors contre le totalitarisme, tel qu'il se présente sous ses formes les plus assumées en Orient et les plus masquées en Occident, ce totalitarisme qui, comme toujours, nous propose de créer une société parfaite qui éliminerait définitivement les fauteurs du “Mal”, coupables de tous les maux de l'humanité. »

« Cette lutte est nécessaire, car on ne peut établir une équivalence entre une société capitaliste, "ses horreurs économiques", et ses injustices, sa folie de consommation et de divertissement et une société totalitaire dans laquelle il n'y aurait aucun espace de liberté, aucune possibilité de débats contradictoires. »

Les responsabilités de nos institutions sociales et politiques

Georges Orwell, après avoir participé à la guerre civile espagnole (1936 – 1939), écrivait ces mots terribles:

"Le seul choix qui s'offre apparemment à nous, c'est de réduire en poussière les maisons, faire éclater les entrailles des hommes et déchiqueter des corps d'enfants avec des explosifs, ou bien de nous laisser réduire en esclavage par des gens à qui ce genre d'activité répugne moins qu'à nous. Jusqu'ici, personne n'a proposé de solution pratique pour échapper à ce dilemme."

La conclusion de l’analyse de Charles Tojzmann vaut pour l’Occident, mais aussi pour la sous-région, si longtemps et encore liée à cet Occident : « Encore une fois, on ne peut se contenter de condamner ce nouveau totalitarisme en cherchant à démontrer ses absurdités et ses incohérences. On ne peut se contenter non plus de lui faire une guerre, dont, de toute façon, l'issue est incertaine. On doit regarder de très près de quoi est faite la séduction totalitaire, comprendre les aspirations légitimes auxquelles elle apporte une réponse, et se mettre au travail pour réparer du mieux possible une société démocratique, trop faible peut-être aujourd'hui pour résister efficacement. »

S’il fallait ajouter quelques mots à ce réquisitoire, qui nous vise aussi personnellement pour notre tentative de démonter l’absurdité et les incohérences du “texte saint” qui enfante des monstres, rappelons-nous que nos institutions, affaiblies en son temps par “l’homme fort”, ont profité au sunnisme radical qui s’est rapidement étendu, grâce à l’argent des Émirats pour la multiplication des mosquées, et aussi à l’AEEMB [Voir l’article “Histoires de mosquées”, publié dans L’événement du 10 juillet 2016].

Faire l’autruche et refuser tout débat contradictoire sur ce “mal” est la pire des solutions. Et puis quoi, où est le problème ? Pourquoi devrions-nous passer sous silence que le Coran contient des “prescriptions divines” violentes ? Les musulmans ont un travail d’éveil des consciences à faire et à entretenir pour que ces prescriptions soient “relativisées” par les croyants de toutes obédiences, et les non-croyants. Assurément, certains le font, mais si tout débat contradictoire est interdit sur ce “terrain”, c’est qu’il y a une raison, et nous gagnerions tous à la connaître.

Que nos institutions deviennent fortes, et non aveugles, et que les consciences s’éveillent et s’aiguisent !

Jacques Zanga Dubus

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