1er tour Présidentielle française : L'ambiance à Ouaga

| 24.04.2017 à 00h01
Réagir
1er tour Présidentielle française : L'ambiance à Ouaga
© DR / Autre Presse
1er tour Présidentielle française : L'ambiance à Ouaga
Le premier tour de l’élection présidentielle française, s’est tenu le dimanche 23 avril 2017. Pour départager les 11 candidats, ce sont 47 millions d’électeurs qui sont attendus dans les bureaux de vote, aussi bien en France qu’à l’étranger. Ils sont à peu près 1 million 300 mille Français qui ont voté dans les ambassades ou les consulats de plusieurs pays du monde. Au Burkina Faso, spécifiquement à Ouagadougou, les Français qui y sont, ont voté à l’Institut français.

Il est 17 heures passées de 10 minutes, quand nous franchissons le seuil de l’Institut français de Ouagadougou, où on nous avait convoqué pour 17h. Les agents de la sécurité, après avoir vérifié notre identité nous dirigèrent vers la chargée de la communication de l’ambassade de France au Burkina. Ainsi après un quart d’heure de discussion avec cette dernière et 2 des 3 conseillers consulaires présents, le consul que nous attendions impatiemment, fit son apparition. A la suite d’une visite guidée du bureau de vote où continuaient de venir les derniers électeurs pour accomplir leur devoir civique, le consul Jean Chanson se prêta à nos questions. C’est ainsi qu’on nous informa que le taux de participation actuel au niveau de l’Institut français de Ouagadougou tourne autour de 35 à 42%. «Le Burkina Faso est un pays où les Français votent beaucoup et d’une manière générale, on a toujours des taux de participation supérieurs à la moyenne régionale. Il y a beaucoup de participation, cela depuis l’ouverture des bureaux de vote à 8 heures. Nous avons 1 575 électeurs inscrits sur une population d’environ 3 400 Français habitant au Burkina Faso. A Bobo-Dioulasso, ce sont 308 électeurs inscrits, sur une population estimée à 500 personnes», explique-t-il. Et de préciser que presqu’à chaque scrutin, le taux de participation est sensiblement le même dans les deux villes, car les citoyens qui y résident sont responsables et très intéressés par une vie politique française qui évolue rapidement et ne peut qu’intéresser les citoyens. Selon M Chanson, l’organisation de ces élections a été pour eux, une routine parce que les dernières élections qu’ils ont eu à organiser ici, datent de 2014, et il s’agissait des élections européennes et des élections consulaires des Français de l’étranger, «donc c’est un système rodé qui ressemble beaucoup à ce qu’on fait dans ce pays». Comme on s’y attendait, cette année, le paquet a été mis sur la sécurité, «car il aurait été irresponsable de faire autrement». Une protection accrue a été demandée aux autorités burkinabè, ce qu’ils n’ont pas manqué d’accorder. En termes de difficultés rencontrées, sur les 1 575 votants potentiels, il y a eu 5 personnes qui n’ont pas pu voter à cause d’erreurs administratives, donc il a été envoyé des recours au Tribunal d’instance de Paris qui est compétent en la matière pour leur demander de rajouter ces personnes sur la liste des émargements pour qu’ils puissent voter, ce soir. Mais la décision est toujours attendue. «Les élections se déroulent à l’Institut français, car on ne peut pas assurer les conditions de sécurité optimales dans un bâtiment, tel que l’ambassade comme c’est le cas ici», souligne le consul, et d’ajouter avec un brin d’humour, qu’en plus ici, on a un restaurant qui permet de se désaltérer, surtout quand il fait 40 degrés dehors.

Larissa KABORE

Publicité Publicité

Commentaires

Publicité Publicité