Préparation de la campagne cotonnière 2017/2018 : les patrons de la Sofitex et de l'Unpcb à Silly

| 17.05.2017 à 00h04
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Wilfried Aimé Guillaume Sidbewindé Yaméogo - Directeur général de la SOFITEX
© DR / Autre Presse
Wilfried Aimé Guillaume Sidbewindé Yaméogo - Directeur général de la SOFITEX
Du 8 au 23 mai, la Société burkinabè des fibres textiles (Sofitex) tient ses traditionnelles rencontres avec les producteurs de coton de sa zone. Organisés à l’orée de la campagne agricole, ces fora sont l’occasion de faire le bilan de la campagne écoulée, annoncer les prix d’achat du coton graine et de cession des intrants et donner les perspectives.

Le 15 mai dernier, le Directeur général de la Sofitex, Wilfried Yaméogo, le président du Conseil d’administration de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (Unpcb), Bambou Bihoun, étaient à Silly, une commune de la province de la Sissili. Ils ont associé à la rencontre le préfet du département, Mme Willy/Kondombo, et le maire de la commune, Tébi Bénao.

Faisant le bilan général de la campagne dans la zone Sofitex, Wilfried Yaméogo a dit que la production a été de 544 318 T environ. Elle est en hausse de 16 % par rapport à la campagne devancière. Au niveau national, les trois sociétés ont réalisé une récolte de 684 000 T. Il faut rappeler que pour la campagne qui s’achève, la semence était constituée à 100% de coton conventionnel.

Pour le département de Silly, la production est de 1 834 T avec un rendement de 732 kg/ha, ce qui, de l’avis de Wilfried Yaméogo, est nettement en deçà du potentiel, puisque la zone dispose de terres favorables. D’où son invite aux producteurs à plus d’ardeur et de professionnalisme au travail, pour profiter du rehaussement du prix d’achat et de l’embellie qui se profile sur le marché mondial.

Puis, il a annoncé les prix. Celui du kilo de coton 1er choix est fixé à 245 F contre 235 F la campagne qui s’achève. Soit une hausse de 10 F. Le kilogramme de 2eme choix sera acheté à 220 F.

Le coût des intrants (semences, engrais et insecticides) seront maintenus à leur niveau de la campagne écoulée.

Pour toutes ces raisons donc, la perspective pour le département de Silly est fixée à 3 700 T. Pour atteindre cet objectif, il faut améliorer les rendements, améliorer la densité des semis, respecter l’itinéraire et le paquet technologiques, bien surveiller les champs et combattre le parasitisme.

Pour stimuler leur ardeur, le Directeur général a annoncé que le concours meilleur producteur sera organisé avec à la clé un tracteur à emporter.

Le président de l’Unpcb, qui se trouve être le plus grand producteur de coton du Burkina Faso, a exhorté ses condisciples au travail. Il leur a souhaité de bien se porter et de recevoir de bonnes pluies.

A son tour, Madame le préfet a fait la remarque suivante: «Avez-vous déjà vu un magasin plein de coton invendu?» Non, a été la réponse. «Pourtant, on voit des magasins remplis de céréales et d’autres spéculations». Alors, elle les a exhortés à produire plus, car le coton est une source de revenu sûre. En utilisant surtout les intrants homologués et en respectant les recommandations des techniciens.

Le maire de la commune, Tébi Bénao, a fait remarquer à la mission l’état dégradé des pistes et souhaité que quelque chose soit faite pour les rendre plus carrossables. A ses administrés, il a demandé d’augmenter les concours à Silly.

Puis vint la séance des questions et préoccupations des producteurs. Ces préoccupations se résument aux délais d’enlèvement du coton graine, des paiements et à la jeunesse qui se détourne du coton pour d’autres spéculations et l’orpaillage. Des problèmes de poids et de matériels ont été évoqués mais, à la lumière des explications, il se trouve que la différence de poids entre le marché coton et le pont bascule de la Sofitex peut être due à une tentative de tricherie des producteurs. Car certains, pour avoir plus de poids, arrosent leur coton. Et lorsqu’il sèche, il retrouve sont poids réel.

Pour le problème de matériel (pompes), le producteur les a acquises sur le marché parallèle. D’où l’invite à acheter le matériel proposé par la Sofitex.

En ce qui concerne les problèmes d’enlèvements et de paiements du coton, Wilfried Yaméogo a expliqué que les délais se sont sensiblement améliorés mais il restera toujours des difficultés puisque les paysans récoltent en même temps. Dons, la logistique est si sollicitée que ce genre de problèmes surviennent. Et comme le paiement est conditionné par l’enlèvement, ceci explique cela.

Pour conclure la rencontre, le Directeur général a réitéré les engagements de la Sofitex vis-à-vis des producteurs qui sont de mettre à leur disposition et à bonne date les intrants de qualité, le matériel de qualité et l’encadrement adéquat. Il a souhaité une bonne pluviométrie bien répartie dans l’espace et le temps, afin que l’objectif de 650 000 T soit réalisé dans la zone Sofitex. Ce qui va permettre de reconquérir le Label burkinabè perdu avec le rétrécissement de la soie du coton génétiquement modifié.

A la fin de la rencontre, nous avons approché un producteur qui nous a confié ses impressions. Il s’agit de El hadj Younoussa Konaté.

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