Financement du PNDES: 1 233,124 milliards de F CFA entre 2016 et 2017

| 17.03.2017 à 00h00
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Le ministre de l’économie, des finances et du développement, Mme Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori et le Directeur de coopération du bureau de la Coopération Suisse au Burkina, ont procédé, le jeudi 12 Mai 2016 à Ouagadougou, à la signature d’un protocole d’accord pour le financement de la deuxième phase du projet d’assistance technique et financière au profit de l’administration fiscale. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
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Le ministre de l’économie, des finances et du développement, Mme Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori et le Directeur de coopération du bureau de la Coopération Suisse au Burkina, ont procédé, le jeudi 12 Mai 2016 à Ouagadougou, à la signature d’un protocole d’accord pour le financement de la deuxième phase du projet d’assistance technique et financière au profit de l’administration fiscale. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
La conférence des bailleurs tenue les 7 et 8 décembre 2016 à Paris autour du financement du Plan national de développement économique et social (PNDES) a été un franc succès. Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba est revenu avec 18 000 milliards de F CFA d’intention de financement, alors qu’il y était allé pour solliciter 5 570,2 milliards F CFA pour couvrir le besoin de financement. Depuis la tenue de la conférence, les généreux donateurs se bousculent pour honorer leurs engagements. Ce point des contributions qui n’est pas exhaustif a été fait sur la base d’une simple revue de presse.

Le Conseil des ministres du 9 mars 2017 a nommé l’économiste Alain Siri comme Secrétaire permanent du Plan national de développement économique et social (SP/PNDES). Selon les documents du PNDES publiés par le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), le SP/PNDES est l’organe administratif et technique de coordination et d’impulsion des réformes. Il est chargé «de réaliser les travaux nécessaires au suivi et à l’évaluation globaux de la mise en œuvre du PNDES, d’appuyer les cadres sectoriels de dialogue et les cadres régionaux de dialogue dans l’accomplissement de leurs missions, d’élaborer et de mettre en œuvre la stratégie de communication sur le PNDES». Le SP/PNDES est donc l’organe central de la mise en œuvre de ce plan très ambitieux. 2016 a été l’année de mise en route du PNDES et 2017 celle des actions concrètes. Alain Siri a donc du boulot, surtout que les bailleurs se bousculent au Burkina pour concrétiser leurs engagements de financement. Ainsi, au 1er janvier 2017, la mobilisation des ressources se présentait de manière satisfaisante. Les 8 conventions de financement signées portaient sur un montant de plus de 180 milliards de francs CFA selon Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory, la MINEFID burkinabè, au cours d’une conférence de presse de bilan de l’année 2016 tenue le 12 janvier 2017.

La mobilisation des ressources s’est poursuivie durant le premier trimestre de l’année 2017. En début janvier 2017, Shen Cheng-Hong, l’ambassadeur de Taïwan au Burkina Faso et Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory ont signé un accord de subvention à hauteur de 28,624 milliards de F CFA pour la mise en œuvre de 26 projets en phase avec le PNDES. Les projets seront mis en œuvre dans les secteurs tels que la santé, l’éducation, l’agriculture, la formation professionnelle, l’économie numérique, l’environnement, le développement culturel et artistique, etc.

Le 27 janvier 2017, la Banque mondiale offrait un don de 3 milliards de F CFA pour le financement du projet filets sociaux à l’issue de la signature de l’accord de financement additionnel au profit du projet. Cette somme servira au renforcement et à l’élargissement du projet filet sociaux au profit des ménages vulnérables dans les régions du Nord, du Centre-Est, de l’Est et du Centre-Ouest. A l’occasion, Cheick Kanté, le Représentant-résident de la Banque mondiale, a réaffirmé la disponibilité de l’institution de toujours appuyer le Burkina Faso dans la lutte contre la pauvreté.

Pour assurer le financement de la construction et de bitumage de la route Ouahigouya-Djibo, le Royaume d’Arabie Saoudite a apporté un appui d’environ 22,5 milliards de F CFA au Burkina Faso. C’est Waleed A. Alhamoudi, l’Ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Burkina Faso, qui a apporté la nouvelle au ministre burkinabè de l’Economie, des Finances et du Développement. Il s’agit d’un prêt d’une durée de 30 ans dont une période de grâce de 10 ans et un taux d’intérêt de 1% par an.

La ministre burkinabè a souhaité que ce partenariat puisse se renforcer pour prendre en compte les autres projets prioritaires inscrits dans le PNDES. La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) ne veut pas rester en marge du financement du PNDES. Son président, Bashir Mamman Ifo, après une audience que le président du Faso lui a accordée le vendredi 17 février 2017, a confié que son institution injectera 200 millions de dollars pour le PNDES, soit environ 120 milliards de F CFA (le dollar à 600 F CFA). «Nous sommes engagés pour le PNDES où nous avons pris la résolution de mettre 200 millions de dollars US dans les projets du PNDES», a-t-il indiqué. Les projets se concentrent dans les secteurs des infrastructures, du transport, de l’énergie, des télécommunications, du développement rural, de la protection de l’environnement, des secteurs sociaux, de l’industrie et les services.

«AFREXIMBANK va contribuer au PNDES à hauteur de 1,4 milliards de dollars» selon les déclarations de son PDG, le Docteur Okey Oramah, après l’audience que lui a accordée le président du Faso le 14 février 2017. AFREXIMBANK est la Banque africaine d’import-export créée à Abuja au Nigeria en 1993 par les gouvernements africains, des investisseurs privés et institutionnels. Pour son PDG, cette audience avait pour but d’approfondir les discussions déjà entamées au cours desquelles la banque s’était engagée à contribuer à hauteur de 1,4 milliards de dollars. Cette somme équivaut à 840 milliards de F CFA et porte sur l’industrialisation dans le domaine de l’énergie solaire, le chemin de fer qui va connecter le Burkina Faso à d’autres pays de la sous-région, le commerce qui est la spécialité de la banque. «Il s’agira de voir comment nous pouvons aider le Burkina à continuer d’importer certaines matières premières clés pour son développement», a déclaré Okey Oramah.

Le Luxembourg annonce 39 milliards de F CFA pour le financement de projets de développement. Une annonce faite par le ministre luxembourgeois de la Coopération et de l’Action humanitaire, Romain Schneider, après son audience le 20 février 2017 à Kosyam. «Le Burkina Faso est un des pays partenaires du Luxembourg. Nous avons actuellement 7 pays partenaires dans le monde dont 5 en Afrique. Et le Burkina Faso est depuis plus de 20 ans un pays très fidèle en matière de coopération au développement. Après le bilan sur le Programme indicatif de coopération, nous avons évoqué de nouvelles possibilités pour la mise en œuvre d’un troisième programme. Et concernant les projets, il y aura une enveloppe d’environ 39 milliards de F CFA qui seront utilisés pour ces projets pour la période 2017-2021. Ces projets concernent les domaines de l’environnement, du développement durable, des TIC, de la santé, de l’éducation de base, technique et supérieur, de la formation professionnelle pour l’emploi des jeunes», a expliqué Romain Schneider, à sa sortie d’audience. Présent à Ouagadougou pour le FESPACO, Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a été reçue par le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, le 2 mars 2017. A l’issue de cet entretien, elle a réaffirmé que l’OIF reste un partenaire privilégié du Burkina Faso.

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