Maroc: des étudiants burkinabè campent devant l’ambassade du Burkina pour exiger leurs compléments de bourse

| 06.01.2017 à 00h00
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Maroc: des étudiants burkinabè campent devant l’ambassade du Burkina pour exiger leurs compléments de bourse
© DR / Autre Presse
Maroc: des étudiants burkinabè campent devant l’ambassade du Burkina pour exiger leurs compléments de bourse
Les étudiants burkinabè au Maroc campent devant l’ambassade du Burkina au Maroc et menacent de ne partir que si le complément de bourse que l’Etat burkinabè est censé leur verser trimestriellement leur parviennent.

Il y a une semaine, en répondant aux internautes sur Twitter, le chef de l’Etat avait assuré que le complément de bourse des étudiants burkinabè au Maroc avait été viré. C’est de cette façon, assurent ces derniers dans une déclaration, qu’ils ont appris la nouvelle. «Nous ne savons pas sur quelles bases les collaborateurs de son Excellence lui ont donné cette information, mais nous tenons à informer l’opinion nationale que la première tranche de notre complément de bourse de l’année académique 2016-2017, censée nous parvenir début octobre 2016 et dont l’utilité première est la couverture de nos frais de rentrée universitaire n’est toujours pas à notre disposition», écrivent ces étudiants. Ce retard, disent-ils, les placent dans une fâcheuse posture, surtout qu’ils doivent s’acquitter des différentes factures (loyer, eau, électricité) et à et se nourrir.

Le complément de bourse - 48 000 FCFA le mois- qu’ils attendent est très «anecdotique et hautement insignifiante dans un pays où le SMIG est de 150 000FCFA», écrivent les étudiants. La dernière bourse qu’ils ont reçue daterait de juillet. Ce sit-in, assurent-ils est «L’ultime moyen d’expression à travers lequel nous espérons attirer l’attention des premières autorités dont nous relevons.»

Ils menacent de rester devant la représentation diplomatique jusqu’au virement de leur complément de bourse, de leur trousseau et de la première bourse de l’année 2017. D’après nos confrères de LeFaso.net, le ministère en charge de l’Enseignement supérieur a tenu un conclave pour tenter de trouver une solution.

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