Le principal problème de la communauté burkinabè à Abidjan réside dans les associations et la chefferie (Ambassadeur)

| 21.02.2017 à 00h00
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Mahamadou Zongo - Ambassadeur du Burkina Faso en république de Côte d'Ivoire
© DR / Autre Presse
Mahamadou Zongo - Ambassadeur du Burkina Faso en république de Côte d'Ivoire
Ouagadougou - Le principal problème rencontré dans la gestion de la communauté burkinabè vivant sur le sol ivoirien, réside dans les conflits de leadership qui minent les associations et la chefferie, a déclaré jeudi à l’AIB l’ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire Mahamadou Zongo.

«Les problèmes des Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire qui remontent à notre niveau à l’ambassade, sont de plusieurs ordres», a confié à l’AIB l’Ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire Mahamadou Zongo.

«Le principal problème à Abidjan réside dans la multiplicité des associations et dans la chefferie (traditionnelle)», a précisé M. Zongo qui s’exprimait jeudi à Abidjan en marge d’une rencontre entre des officiels burkinabè et le président ivoirien Alassane Ouattara.

«En effet, rien qu’à Abidjan, nous avons beaucoup d’associations. Il n’y a pas de modalités pour le choix des responsables desdites associations», a-t-il regretté.

Mahamadou Zongo a aussi indiqué que les désignations des chefs traditionnels n’obéissent pas à des normes. «Du jour au lendemain, vous pouvez voir quelqu’un qui s’achète un bonnet, le porte et s’auto proclame chef d’une communauté burkinabè dont les limites ne sont pas déterminées», a-t-il ironisé.

Selon Mahamadou Zongo, l’installation des Burkinabè sur le sol ivoirien, n’est pas uniforme sur l’ensemble du territoire

Il a rappelé que le district d’Abidjan, à lui seul regroupe 11,96% du peuplement, avant d’ajouter que dans la grande majorité, les Burkinabè se retrouvent à l’ouest de la Côte d’Ivoire.

L’ambassadeur a aussi souligné que l’autre problème des ressortissants burkinabè en Côte d’Ivoire concerne l’interprétation des textes où l’on a tendance à croire que la législation ivoirienne exproprie les populations étrangères des terres.

Selon les données (2014) de l’Institut national de statistiques de la Côte d’Ivoire, il y a 3 millions 553 mille 636 Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire.

Parmi cette population, 67,47% n’ont aucun niveau d’instruction, renseigne les mêmes statistiques.

Agence d’information du Burkina

ak/ata

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