Bientôt une ambassade à Khartoum pour raffermir la coopération

| 28.03.2017 à 09h29
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Peu après son arrivée à Khartoum dans l’après-midi du 26 mars 2017, le Président du Faso et la délégation qui l’accompagne ont eu une séance de travail avec les autorités soudanaises. Après leur premier tête à tête, les Présidents Roch Marc Christian KABORE et Omar El BECHIR se sont retrouvés autour de leur délégation respective pour une séance de travail au palais présidentiel à Khartoum. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
Peu après son arrivée à Khartoum dans l’après-midi du 26 mars 2017, le Président du Faso et la délégation qui l’accompagne ont eu une séance de travail avec les autorités soudanaises. Après leur premier tête à tête, les Présidents Roch Marc Christian KABORE et Omar El BECHIR se sont retrouvés autour de leur délégation respective pour une séance de travail au palais présidentiel à Khartoum. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
Dans la soirée du dimanche 26 mars 2017, le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, et son homologue soudanais, Omar el-Béchir, ont eu une séance de travail au cours de laquelle ils ont réaffirmé une volonté commune d’insuffler un dynamisme à leur coopération bilatérale.

En effectuant une visite d’amitié et de travail de deux jours à Khartoum au Soudan, c’est le signe que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, entend donner un coup d’accélérateur aux relations bilatérales qui existent entre le Burkina Faso et le Soudan. Cette conviction, il l’a réitérée lors d’une première séance de travail qu’il a eue avec son hôte, Omar el-Béchir, dans la soirée du dimanche 26 mars 2017, au palais présidentiel. «Placée sous le signe du renforcement de la coopération bilatérale, ma visite est un moment fort pour examiner les opportunités qui existent entre nos deux pays afin de bâtir une coopération solide et élargie, prenant en compte les intérêts majeurs des peuples soudanais et burkinabè», a déclaré le président à son hôte. Pour lui, c’est un chapitre nouveau de la longue amitié «bâtie sur un socle historique de solidarité et de partage» entre les deux pays qui s’inscrit dans les pages de la coopération avec des perspectives de renforcement. Dans cette dynamique, a indiqué le chef de l’Etat, l’ouverture prochaine d’une ambassade du Burkina Faso avec résidence à Khartoum contribuera davantage au renforcement de cet élan de solidarité et de proximité entre les deux pays. Pour lui, l’accord général de coopération ratifié par les deux pays le 24 août 1998, témoigne de la bonne foi des autorités soudanaises et burkinabè à asseoir un partenariat solide au profit de leurs peuples respectifs. Les divers axes de cet accord qui se rapportent, entre autres, à l’agriculture, aux transports, aux mines, à l’éducation, à la formation, à la culture et à la santé, de l’avis de Roch Marc Christian Kaboré, sont des atouts importants à partir desquels l’on peut édifier un modèle réussi de coopération Sud-Sud. «Je demeure convaincu que l’élan désormais imprimé à notre coopération bilatérale ira en se raffermissant pour le bonheur de nos peuples», a-t-il précisé. Remerciant le président Omar el-Béchir pour l’accueil «chaleureux» qui a été réservé à lui et à sa délégation, le chef de l’Etat lui a également traduit sa gratitude pour l’hospitalité «typiquement africaine» à l’endroit de la forte communauté burkinabè résidant au Soudan.

Solidarité et partage d’informations

Face aux défis du monde actuels que sont le terrorisme, les conflits armés et la criminalité transfrontalière qui menacent la sécurité et la paix internationale, le président du Faso a soutenu que les seuls remparts sont la solidarité et le partage d’information entre les différents Etats. Et de marteler que les nations éprises de paix et de liberté doivent constamment explorer ces voies qu’il qualifie de «crédibles» pour venir à bout de ces menaces. C’est à ce prix, a-t-il dit, que le combat contre le terrorisme et toutes les formes de violences qui sapent les efforts de paix aura une véritable portée. «C’est par la mutualisation des moyens et des efforts que nos Etats pourront relever les défis régionaux et internationaux auxquels nous sommes confrontés», a relevé Roch Marc Christian Kaboré. Sur les grandes questions africaines et internationales, le président du Faso a rappelé que son pays et le Soudan partagent «la même vision et les mêmes préoccupations» et militent en faveur d’un monde de paix, de liberté, de justice et de progrès pour les peuples. Pour que l’Afrique soit audible sur la scène internationale et puisse bâtir son développement, elle doit, selon le président Kaboré, nécessairement s’unir.

Cet idéal, a-t-il constaté, ne peut se construire que dans la quiétude. «La paix et le développement sont un binôme indissoluble. Le Burkina Faso est profondément attaché à cette évidence. C’est pourquoi, il a toujours apporté son soutien aux initiatives des organisations régionales, continentales et internationales qui œuvrent en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique», a-t-il laissé entendre.

Souhaitant la bienvenue à son hôte burkinabè, le président Omar el-Béchir s’est dit honoré qu’il ait accepté son invitation. «Nous sommes disposés à dynamiser notre coopération dans ses différents axes, notamment dans le domaine de l’électrification, de l’irrigation et de la formation. Nous souhaitons que cette visite fortifie et consolide les liens fraternels entre nos deux peux peuples», a-t-il souligné. Il a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance au Président du Faso pour les soutiens «multiples» que son pays lui apporte dans les instances régionales et africaines. «Nous saluons les efforts du Burkina Faso dans la participation aux forces de maintien de la paix au Darfour», a énoncé Omar el-Béchir. A l’issue de la séance de travail, le président du Soudan a offert un dîner à son invité et à sa délégation.

Karim BADOLO

Envoyé spécial à Khartoum

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