Avant-projet de Constitution : Les Burkinabé du Togo et du Ghana ont été consultés !

| 20.03.2017 à 00h03
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Avant-projet de Constitution : Les Burkinabé du Togo et du Ghana ont été consultés !
© Etalon / Accra
Avant-projet de Constitution : Les Burkinabé du Togo et du Ghana ont été consultés !
Le Samedi 18 Mars dernier à Accra, une délégation de la commission constitutionnelle à rencontré les Burkinabé vivant au Togo et au Ghana, à la résidence de Son Excellence Madame Clémence Traoré/ Somé, ambassadeur du Burkina Faso au Ghana.

Cette délégation était constituée de M. DAH Nicolas, vice-président de la commission, du Dr. SAIDOU Abdoul Kerim, chef de Mission, de M. BIRBA Mamadou, membre et rapporteur, et de Mme FRANK Aridja, coordinatrice régionale de programmes à la Fondation Hanns Seidel.

L’ordre du jour de la rencontre portait sur la présentation de l’avant-projet de constitution aux Burkinabè de l’étranger. Le Ghana faisant parti des zones à fortes concentration de Burkinabé, a bénéficié de cet exercice que se sont donnés les membres de la commission, afin de recueillir les différentes propositions et autres suggestions qui seront formulées.

Comme à l’accoutumée à chaque fois que l’ambassade demande leur participation, les Burkinabè n’ont ménagé aucun effort pour honorer de leur présence à cette rencontre.

Même si certains responsables en particuliers ceux qui sont venus du Togo, n’ont pas manqué de souligner le retard mis pour leur faire parvenir l’invitation, leur participation a permis d’enrichir le débat au profit de tous ceux qui y ont pris part.

Après plus de deux heures de présentation en français et en anglais, c’est avec dextérité que le Dr. Saidou a glosé article par article, les grandes lignes de l’ébauche de notre « tengkougri ».

Satisfaite de cette présentation, c’est à l’unanimité que la communauté burkinabé à reconnue l’importance d’une telle missions d’explication, surtout que cela leur permet aussi d’exprimer leurs opinions en tant que Burkinabé.

Des questions sur la limitation du nombre de mandats des présidents et des députés ou de la peine de mort, du screening des ministres comme cela se fait au Ghana ou de l’assurance du respect de la constitution et bien d’autres, ont été la préoccupation de la dizaine de Burkinabè à qui la parole a été donnée.

Certaines propositions telles que l’insertion de « La Patrie ou la mort nous vaincrons » comme devise de notre nation, ou la mise en place des garde-fous pour éviter les amendements constitutionnels par des pétitionnaires du même genre, de la même religion ou la même région, ont aussi attiré l’attention des commissaires.

Même si l’article 95 de l’avant projet parle de la représentation des Burkinabé de l’extérieur à l’assemblée nationale, l’insertion du droit de vote de la diaspora dans la constitution reste pour la totalité des Burkinabé une priorité capitale.

A tour de rôle, les commissaires ont pris la parole pour éclairer les participants sur les questions d’ordre techniques, tout en leur promettant de soumettre leurs propositions au bureau de la commission une fois de retour au pays.

Etalon / Accra

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