Ciné droit libre: les «Ambassadeurs» de la liberté d’expression appellent à résister à l’extrémisme violent

| 15.12.2016 à 00h00
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Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR — Autre Presse
Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
En collaboration avec l’association Semfilms, le festival Ciné droit libre tient sa 12ème édition du 10 au 17 décembre 2016 à Ouagadougou, dans un contexte mondial marqué par la recrudescence des attaques terroristes. L’édition 2016 voit la participation d’«Ambassadeurs» de la liberté d’expression venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Burkina Faso. Les hommes de média ont été invités à échanger ce mercredi 14 décembre avec ces représentants de la liberté d’expression.


Suite aux multiples dégâts causés par les djihadistes un peu partout en Afrique et dans le monde, les «Ambassadeurs» de la liberté d’expression, constitués d’artistes musiciens tels que Soum Bill, Mareshal Zongo, Master Soumy, Didier Awadi, Zeynab, et plein d’autres ont travaillé afin de faire de cette édition une réussite.

Cet évènement, qui a pour thème, «Droit de vivre : luttons contre l’extrémiste violent», est meublé de projections cinématographiques, de débats, de concerts, de prestations humoristiques, d’animation dans le but de promouvoir les droits de l’Homme.

Aux dires de l’humoriste Zongo, la liberté d’expression ne devrait pas contenir de la violence et du radicalisme négatif. «Comme l’expression même le dit, c’est pouvoir s’exprimer, qui que tu sois, où que tu sois; qu’on puisse s’exprimer librement et simplement», a-t-il martelé et d’ajouter que, «pour ce samedi, vous allez découvrir le Zongo chanteur».

Master Soumy du Mali participe à Ciné droit libre avec son film «Mali Blues». L’œuvre, détaille-t-il, essaye de montrer la résistance de la culture, la musique particulièrement, face à ce phénomène de radicalisme aujourd’hui un «caillou dans les chaussures». Pour lui, les terroristes veulent que les populations restent dans cette peur et que leur mentalité soit dominée par la peur. « Nous devrons vivre malgré ces attentats», a-t-il dit.

Selon ces «Ambassadeurs» de la liberté d’expression, la situation de peur qu’ont installé les terroristes dans la ville de Ouagadougou et un peu partout dans le monde ne devrait pas nous empêcher de mener nos activités convenablement.

Ils invitent les populations à ne pas se laisser intimider et à continuer leurs activités et leurs loisirs habituels car, comme l’a souligné Soum Bill, «nous sommes tous de passage sur la terre, il faudra donc savoir mourir les armes en mains».

Un concert prévu le samedi 17 décembre prochain marquera la fin de cette 12ème édition de Ciné droit libre. A cet effet, les artistes, ambassadeurs de la paix ont décidé de faire une prestation musicale de plusieurs de leurs albums, en plus d’une chanson composée ensemble et qui vise à donner du courage aux peuples.

Zeynab a invité tout le peuple burkinabé à assister massivement à cet évènement qui, en plus d’être distrayant et bénéfique, est gratuit.

Ylkohanno Somé / Diane Zerbo (stagiaire)

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