Police nationale: l’Unapol demande la relecture du statut du personnel

| 07.11.2016 à 00h00
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Police nationale: l’Unapol demande la relecture du statut du personnel
© UNAPOL
Police nationale: l’Unapol demande la relecture du statut du personnel
L’Union de la police nationale (Unapol), le syndicat de la police nationale, a tenu du samedi 5 au dimanche 6 novembre 2016 à Ouagadougou sa première assemblée générale. Cette session du tout nouveau syndicat du personnel de la police nationale avait pour objectif d’adopter la plateforme minimale du syndicat.


A la fin des travaux, ce dimanche dans la soirée, les membres du bureau ont adopté une plateforme de revendication comportant dix points dont le principal est la relecture de la loi N° 045-2010 portant statut du personnel de la police nationale.

Pour le commissaire Senou Wakilou, secrétaire général du syndicat, la relecture de cette loi, devenue désuète à leurs yeux, permettra l’amélioration sensible des conditions de vie et de travail des policiers.

« Il est évident que la loi 045/2010 portant statut de la police nationale est devenue une loi désuète. Elle ne correspond plus aux réalités et elle ne permet plus de réunir les conditions idoines pour que le travail soit fait dans les normes», a estimé le commissaire Wakilou pour qui l’évolution du contexte exige que cette loi soit réexaminée.

Le manque de moyens financiers conséquent et du matériel adapté et suffisant a été souligné également dans la plateforme. Pour les syndicalistes, la situation du personnel de la police n’est pas reluisante. «L’heure est grave camarades, parce que la vie du policier n’a jamais été aussi exposée sans qu’aucune solution concrète ne soit apportée. Combien sont nos camarades tombés sous les balles assassines de terroristes sans qu’aucun renforcement des moyens humains, matériels, et financiers ne soit envisagé ? Et que dire des veuves et des orphelins abandonnés à leur triste sort ?», s’est interrogé le secrétaire général de l’Unapol devant ses camarades à l’ouverture de l’Assemblée générale ce samedi.

Pour ce dernier donc, les anciennes pratiques qui ont engendré les événements de 2011 sont de retour : à savoir les affectations partisanes et clandestines. Aussi les membres de l’Unapol dénoncent le non-respect du principe d’égalité entre forces de défense et de sécurité. En effet, selon leurs explications, dans les zones rouges, certaines forces bénéficient d’indemnités compensatrices pour leur déploiement tandis que les policiers n’en bénéficient pas.

En clair, selon le commissaire Senou Wakilou, c’est dans le but de rectifier le tir que cette «plateforme minimale d’urgence» a été prise. Ladite plateforme, selon ses dires, sera adressée incessamment aux autorités compétentes pour que le dialogue démarre en vue de sa satisfaction.

Les policiers iront ils en grève ? A cette question, le secrétaire général a tenu à rassurer les populations en ces termes : « Nous étions là, nous sommes là et nous serons toujours là pour leur sécurité. Nous ne sommes pas en train d’entrer dans un mouvement quelconque au détriment de leur sécurité. C’est juste les moyens que nous demandons pour mettre à leur disposition une sécurité à la hauteur de leur attente. Ce n’est pas pour aller à l’encontre de leur sécurité.»

Dimitri Kaboré

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