Burkina: Les visites aux généraux Diendéré et Bassolé désormais suspendues, jusqu’à nouvel ordre

| 15.10.2016 à 00h00
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Burkina: Les visites aux généraux Diendéré et Bassolé désormais suspendues, jusqu’à nouvel ordre
© DR / Autre Presse
Burkina: Les visites aux généraux Diendéré et Bassolé désormais suspendues, jusqu’à nouvel ordre
Les visites sont désormais suspendues à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) de Ouagadougou où sont incarcérés les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, auteurs présumés du coup d’Etat de mi-septembre 2015 au Burkina Faso, a-t-on appris vendredi de source militaire.


Dans un communiqué parvenu à APA, la justice militaire burkinabè explique que cette mesure a été prise «suite aux derniers événements au Burkina Faso».

En effet, le samedi 8 octobre dernier, un incident avait eu lieu sur le pont du Nazinon, à environ 150 km au sud de Ouagadougou, entre des gendarmes en patrouille et des suspects présentés comme étant des éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

L’altercation avait engendré deux morts parmi les suspects et un blessé du côté des gendarmes.

Alors que les enquêtes liées à cet incident sont en cours, les positions de l’armée burkinabè dans la région du Sahel, à Intangom, près de la frontière avec le Mali, ont essuyé une attaque de personnes non encore identifiées, le mercredi 12 octobre au petit matin, faisant six morts dont trois soldats.

A cela s’ajoute le braquage, jeudi, d’un véhicule de type 4X4 par des hommes armés de fusils kalachnikov et de pistolets automatiques, dans la zone de Ouahigouya, dans la région du Nord, à environ 200 km de Ouagadougou.

C’est certainement à cause de cette situation de peur et de suspicion que les premiers responsables de la justice militaire ont décidé d’interdire momentanément les visites à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA).

Et cela d’autant plus que certaines informations font état du fait que des éléments de l’ex-RSP voudraient attaquer cette prison où sont incarcérés les présumés auteurs du putsch manqué du 16 septembre 2015 au Burkina Faso.

ALK/od/APA

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