Burkina Faso : Même en prison, Djibrill Bassolé refuse d’abdiquer

| 30.08.2016 à 16h23
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Burkina Faso : Même en prison, Djibrill Bassolé refuse d’abdiquer
© DR / Autre Presse
Burkina Faso : Même en prison, Djibrill Bassolé refuse d’abdiquer
Djibrill Bassolé est resté droit dans ses bottes malgré ses 11 mois de détention. En effet, l’ex-ministre burkinabè des Affaires étrangères a profité d’une rencontre avec les confrères de Jeune Afrique pour donner sa version des faits sur ce qui l’a conduit en prison. Il semble rejeter, en bloc, toutes les accusations portées contre sa personne.


Djibrill Bassolé fait la lumière sur ses déboires

Djibrill Bassolé se dit, plus que jamais, décidé à porter sa croix, dans la dignité. C’est que le Général de gendarmerie croupit en ce moment à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca) de Ouagadougou pour sa responsabilité présumée dans la tentative de coup d’État. Mais loin d’endosser cette responsabilité, il s’en défend : « Je n’ai pas fait ou tenté de coup d’État. J’ai, bien au contraire, tout fait pour éviter les affrontements entre le Régiment de sécurité présidentielle et l’armée. » Ainsi, l’ancien bras droit de Blaise Compaoré dit «s’adapter» à sa nouvelle situation et compte faire éclater la vérité lors d’un éventuel procès. Avant de marteler à qui veut l’entendre : « Je ne peux pas flancher ! »

Et pourtant, plusieurs chefs d’accusation ont été retenus contre cet officier général pour sa supposée connivence avec Gilbert Diendéré et les putschistes. Ce sont, entre autres, « attentat contre la sûreté de l’État », « trahison », « association de malfaiteurs », « fourniture de moyens financiers », « meurtre », « dégradation volontaire aggravée de biens » et « coups et blessures volontaires ». De même, la prétendue écoute téléphonique avec Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, continue d’attiser les débats. À en croire ses avocats : « Ces écoutes sont truquées, manipulées », car l’enregistrement ne serait « pas authentique au sens technique et acoustique du terme ».

Sans pour autant renier son ancien mentor, le général Bassolé reconnaît toutefois s’être brouillé, quelque peu, avec l’ancien homme fort du Faso. Même s’il ressort de cette visite que l’ancien médiateur de l’ONU au Darfour (Soudan) jouit d’une certaine protection, il n’en demeure pas moins qu’il se considère comme « un détenu politique, pris en otage ». Puis il ajoute : « Je subis ce sort à cause de ce que je suis, un adversaire politique que l’on cherche à neutraliser. »

Avec Afrique sur 7

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