Burkina : autorisation de l’analyse des écoutes téléphoniques concernant Djibrill Bassolé

| 07.10.2016 à 00h00
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Burkina : autorisation de l’analyse des écoutes téléphoniques concernant Djibrill Bassolé
© DR / Autre Presse
Burkina : autorisation de l’analyse des écoutes téléphoniques concernant Djibrill Bassolé
Ouagadougou - La justice militaire burkinabè a ordonné l’analyse, par un expert indépendant, des écoutes qui mettent en cause le général Djibrill Bassolé (ancien ministre des Affaires étrangères sous Blaise Compaoré) et Guillaume Soro (président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire) dans la tentative de putsch de septembre 2015 au Burkina Faso, a-t-on appris jeudi de source médiatique.


Selon le site de Jeune Afrique visité à APA, c’est le juge d’instruction en charge du dossier Djibrill Bassolé qui aurait demandé l’expertise du document en fin septembre.

«C’est une bonne nouvelle, qui relance la procédure», a commenté Me Alexandre Varaut, avocat français de Djibrill Bassolé.

En effet, la défense de l’ancien ministre de Blaise Compaoré avait remis en cause l’authenticité desdites écoutes téléphoniques et réclamé une expertise de ses sons, à défaut de les écarter du dossier.

Pour ce faire, un spécialiste allemand, Hermann Künzel, régulièrement consulté en Europe comme expert de la phonétique, sera chargé de dire si oui ou non l’enregistrement qui incrimine les deux personnalités est authentique.

Les résultats doivent être communiqués au juge quinze jours après réception de la demande, précise Jeune Afrique.

Cette information intervient au lendemain de la mise en liberté provisoire de l’homme politique, Hermann Yaméogo et de deux officiers de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Le 16 septembre 2015, des militaires de l’ex- RSP ont pris en otage, le président de la Transition, Michel Kafando, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida, ainsi que deux membres de gouvernement, en plein conseil des ministres.

Le lendemain, l’on apprend par la voix d’un des porte-paroles des militaires, la naissance du Conseil national de la démocratie (CND) dirigé par le Gilbert Diendéré, ex-chef du RSP et proche de l’ancien président Blaise Compaoré.

A l’annonce de ce putsch, des voix s’élèvent pour condamner l’acte et réclamer le retour des autorités de la Transition.

Une résistance aux putschistes s’organise et permet le retour de la Transition qui a pris fin en décembre 2015, après les élections couplées (présidentielle et législatives) du 29 novembre de la même année.

Les enquêtes relatives au putsch manqué ont permis l’arrestation puis l’incarcération de plusieurs personnes (civiles et militaires).

De nos jours, certains prisonniers bénéficient d’une liberté provisoire, tandis que d’autres comme les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, sont toujours à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) à Ouagadougou.

ALK/cat/APA

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