Echanges directs entre le Président du Faso et la Fédération ecclésiale des Burkinabè de Rome

| 21.10.2016 à 00h00
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Echanges directs entre le Président du Faso et la Fédération ecclésiale des Burkinabè de Rome
© DR / Autre Presse
Echanges directs entre le Président du Faso et la Fédération ecclésiale des Burkinabè de Rome
Présent à Rome pour une audience pontificale au Vatican, le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a rencontré dans la soirée à son pied à terre, la Fédération ecclésiale des Burkinabè de Rome(FEBUR).


Les échanges entre le Président du Faso et les membres de la FEBUR ont été introduits par l’Ambassadeur du Burkina Faso près le Saint Siège, Monsieur Robert COMPAORE. Dans son mot de bienvenu, l’Ambassadeur COMPAORE a exprimé ses remerciements au chef de l’Etat pour cette visite historique au Vatican qui honore le Burkina Faso.

Premier Ambassadeur accrédité près le Saint Siège, il s’est félicité de cette opportunité qu’est le tête à tête entre Roch Marc Christian KABORE et le Souverain pontife qui sans nul doute viendra renforcer les relations entre les deux Etats.

Prenant la parole, le président de la FEBUR, l’Abbé Joël YONABA a dit la joie qui anime les membres de sa Fédération car c’est la première fois qu’elle est honorée par la visite du Président du Faso. Il a en outre exprimé les félicitations de la FEBUR au chef de l’Etat suite à sa brillante élection à la magistrature suprême du pays.

D’entrée de jeu, le Président du Faso a félicité la FEBUR « pour l’exemplarité globale des Burkinabè que ce soit au Saint Siège et de façon générale pour les Burkinabè vivant en Italie ».

Justifiant sa visite dans la Cité du Vatican, Roch Marc Christian KABORE a dit avoir été « très honoré de cette audience que le Saint père nous accordée pour discuter non seulement de la coopération, mais également pour faire connaitre les préoccupations et les enjeux que nous avons au Burkina Faso ».

Il a tenu à préciser la spécificité de la délégation qui l’accompagne en ce sens qu’elle est composée « des représentants des communautés religieuses et coutumières en dehors de la communauté protestante ».
L’un des objectifs de cette rencontre avec les membres de la Fédération ecclésiale des Burkinabè de Rome était de les informer sur la situation socio-politique du Burkina Faso et recueillir leurs préoccupations.
« Au plan politique, nous avons depuis l’insurrection populaire, procédé à l’organisation d’élections qui ont permis de terminer la mise en place de l’échafaudage démocratique de notre pays avec les élections présidentielle, législatives et par la suite les conseils municipaux. Au terme de cette opération, les missions qui sont assignées à mon gouvernement étaient non seulement des missions dédiées au développement de notre pays, mais également des missions de réconciliation », a confié le chef de l’Etat à son auditoire.

« Comme vous le savez le Burkina Faso depuis les indépendances a accumulé un certain nombre de situations qui sont restées comme des arrêts dans la gorge et qu’il faut qu’à un moment donné nous puissions exorciser et regarder devant et non dans le rétroviseur », a-t-il ajouté.

Poursuivant ses propos, Roch Marc Christian KABORE a reconnu « que c’est pour répondre à ces questions qu’après les élections, nous avons mis en place le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN), qui a recensé plus de 5000 dossiers sur lesquels il est en train de travailler ».

Le Président du Faso a, face aux membres de la FEBUR, dressé le tableau des questions de justice : « De même, la question de la justice est aussi très importante. Là également, nous avons des anciens dossiers et d’autres qui sont venus s’ajouter. Depuis l’affaire Thomas SANKARA en passant par Norbert ZONGO, en continuant sur les questions de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 et du putsch manqué de septembre 2015. Tous ses dossiers sont en cours. Sur tous ces dossiers, la justice et le droit seront dits. Plus vite nous aurons réglé les questions de justice, mieux cela vaudra pour tous».

Roch Marc Christian KABORE a dit être conscient des nombreux défis à relever et « des attentes du peuple burkinabè sur tous les fronts: développement global dans les différents secteurs, éducation, justice, santé ».

Toutefois, a-t-il poursuivi, « en moins d’un an, nous ne pouvons pas relever tous ces défis qui sont des défis de tous les Burkinabè, des défis qui datent de plusieurs générations et qui seront poursuivis après nous naturellement ».

« Au-delà de toutes ces questions, a ajouté le chef de l’Etat, nous avons un problème général de sécurité. La sous-région (le Mali, Niger et le Burkina Faso), est menacée par ce groupe de terroristes qui écument les zones désertiques, notre espace, des attaques qui font de nombreuses victimes. La lutte contre le terrorisme doit se faire de manière organisée aussi bien à l’intérieur du pays que dans la sous-région. Nous devons fédérer nos moyens ».

Cette rencontre fut également l’occasion pour le Président du Faso, de présenter à la FEBUR, le Plan national de développement économique et social (PNDES) et la table ronde des bailleurs de fonds qui aura lieu en décembre prochain en vue de mobiliser les ressources pour son financement.

L’assistance a comme préoccupations, évoquée des questions liées à la constitutionnalisation de l’observatoire des religieux et coutumiers en une institution pouvant apaiser le climat social, le respect de quota (sur le plan religieux) dans la nomination des cadres et la création d’emplois pour les jeunes. Des préoccupations au dire du Président du Faso, qui font objet de réflexion pour certaines ou en cour d’exécution pour d’autres.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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