L’UFC appelle à l’abandon des charges contre Djibill Bassolé

| 08.08.2016 à 00h01
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Issa Balima - Président de l'Union de forces centristes (UFC)
© DR / Autre Presse
Issa Balima - Président de l'Union de forces centristes (UFC)
L’Union des forces centristes (UFC) a effectué, le jeudi 4 août 2016, à Ouagadougou, sa rentrée politique à travers une conférence de presse. A l’occasion, elle a appelé à la libération des « détenus politiques » dont Djibill Bassolé.


L’union des forces centristes (UFC), parti d’obédience sankariste et allié de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA), a exigé des autorités, «l’abandon pur et simple des charges illégales contre Djibrill Bassolé ». Aux dires des responsables du parti, c’est un impératif de crédibilité démocratique et de l’image du Burkina Faso. C’était au cours d’une conférence de presse, le jeudi 4 août 2016, à Ouagadougou. Pour le président de l’UFC, Issa Balima, le droit ne se défend pas à la tête du client. Pourtant, « de nombreux responsables politiques sont en prison sans quelque chose de substantiel dans leurs dossiers judiciaires », a-t-il déploré.

Proclamant que le 4-Août est symbole de vérité révolutionnaire, émancipé de toute peur et de tout intérêt partisan, l’UFC a appelé à « un professionnalisme rigoureux dans le traitement du dossier des détenus politiques ‘’made in Zida’’ ». Issa Balima et ses camarades n’ont pas été du tout tendre avec la transition. D’ailleurs, ils ont fait savoir que le déraillement du processus démocratique du « pays des Hommes intègres » date de l’insurrection populaire, que M. Balima a qualifiée de « putschisme cynique (...) dont la violence n’a d’égal dans notre histoire ».

Estimant que la transition politique a créé beaucoup de frustration, Issa Balima a proposé de trouver des voies et moyens pour réconcilier les Burkinabè. « Dans une dynamique d’apaisement, on peut prospecter des circonstances atténuantes que les uns et les autres peuvent avoir pour encourager la réconciliation, amener la détente politique entre nous, parce que le pays a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils pour se relancer », a-t-il souligné.

La tenue de la rentrée politique de l’Union des forces centristes a lieu quelques jours après le communiqué du ministère en charge de l’administration territoriale invitant 42 partis et formations politiques dont l’UFC à se conformer à leurs statuts et règlements intérieurs. Mais, pour Issa Balima, les deux évènements ne sont pas liés. « Nous sommes nés le 25 mai 2011.

Nous avons fait notre rentrée politique le 4 août 2011. C’est à partir du 4 août que l’opinion a su que nous sommes devenus un parti politique dans l’arène ». Le parti obéit donc à une tradition qui consiste à effectuer sa rentrée politique chaque 4 août pour proclamer sa « sankaréité ».

Le président de l’UFC a souhaité que cette rigueur prévale dans la gestion de tout le pays. « Si la tenue des instances de notre parti peut aider le gouvernement à trouver les solutions aux problèmes actuels des Burkinabè, que le MATDSI soit rassuré de notre disponibilité », a ironisé M. Balima.

Djakaridia SIRIBIE

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