« Conspué » le 2 octobre dernier, Me Sankara dit demeurer « inébranlable »

| 11.10.2016 à 00h01
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« Conspué » le 2 octobre dernier, Me Sankara dit demeurer « inébranlable »
© Sophie Garcia
« Conspué » le 2 octobre dernier, Me Sankara dit demeurer « inébranlable »
Ouagadougou - «Me (Bénewendé) Sankara est inébranlable dans ses convictions», a réagi dimanche l’ex opposant, qui a été «proprement conspué» le 2 octobre dernier par des jeunes, lui reprochant probablement d’avoir trahi les idéaux du président Sankara, en rejoignant la majorité présidentielle.


«Le 2 octobre 2016 à la cérémonie de lancement du mémorial de Thomas Sankara, vous avez été sans euphémisme, proprement hué, conspué par le public qui était là-bas? (...) Est-ce que vous-vous êtes senti humilié? Quel est le sentiment qui a été le vôtre face à cette réaction?», a lancé dimanche soir le journaliste de la télévision nationale du Burkina, Sié Jérémie Coulibaly à l’homme politique Me Bénéwendé Stanislas Sankara, au cours de son émission ‘’ Sur la Brèche’’.

«Me Sankara est inébranlable dans ses convictions. (...) J’ai connu pire que ça. J’ai même été objet de lapidation populaire en septembre 2000. Mais cela ne m’a pas beaucoup ébranlé dans mes convictions d’aller de l’avant», a réagi l’avocat qui confirme avoir été hué certes, mais par «quelques individus».

Après les élections couplées présidentielles et législatives du 29 novembre 2015, le parti de Me Sankara a rejoint le nouveau pouvoir, dirigé par des ex collaborateurs de l’ancien chef d’Etat, Blaise Compaoré.

Pour les détracteurs de l’avocat de Thomas Sankara, cette alliance risque de compromettre l’avancée du dossier du père de la Révolution burkinabè, tué le 15 octobre 1987, lors du coup d’Etat qui porta M. Compaoré au pouvoir jusqu’à en octobre 2014.

Mais pour le vice-président de l’Assemblée nationale, «le dossier (Thomas Sankara) a évolué grâce aux actions politiques que nous avons menées».

Bénéwendé Stanislas Sankara a justifié qu’après l’insurrection populaire d’octobre 2014 et le coup d’Etat déjoué de septembre 2015, «il n y a pas de raison qu’on ne puisse pas soutenir le président du Faso (Roch Kaboré) pour qu’il puisse en cinq ans, créer les fondements d’une véritable démocratie. Ne pas y croire, c’est de la naïveté politique».

Et d’ajouter: «Qu’on manipule quelques individus qui n’ont pas du tout compris ni mon combat, ni le sens de mon engagement, moi à la limite je pense que c’est de travailler à communiquer et à permettre à ces jeunes, justement peut-être, d’avoir plus de maturité et plus d’analyse».

«Une fois aussi, j’ai été hué un 15 octobre au cimetière du président Thomas Sankara. Il y a tellement d’anecdotes. Mais cela n’émousse en rien, mes convictions de défendre les idéaux du président Sankara», a-t-il confié.

Agence d’Information du Burkina
taa/rs

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