Un dialogue interministériel des ministres ouest-africains des finances et de la santé sur l’après Ebola s’ouvre à Abidjan

| 07.11.2016 à 00h02
Réagir
Dr Matshidiso Rebecca Moeti - Directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
© DR / Autre Presse
Dr Matshidiso Rebecca Moeti - Directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
Abidjan (Côte d’Ivoire) - Un dialogue entre les ministres ouest-africains des finances et de la santé organisé par la Banque africaine de développement (BAD) sur l’après Ebola et le renforcement de la sécurité sanitaire publique pour une meilleure préparation face aux futures urgences sanitaires, s’ouvre, lundi, à Abidjan.


Selon la BAD, ‘’cette rencontre vise à échanger sur les meilleurs moyens de se préparer aux futures menaces et l’augmentation des investissements pour une plus grande sécurité sanitaire publique’’. Outre les ministres ouest-africains des finances et de la santé, ce dialogue d’Abidjan réunira également les Organisations non gouvernementales et les partenaires au développement.

Le Président de la BAD Akinwumi Adesina, le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan, le Ministre des finances de la Guinée Kanny Diallo, le Ministre de la santé de la Sierra Léone Dr Abu Bakarr Fofanah, le Ministre de la Santé du Libéria Dr Bernice Dahn ainsi que le Directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Dr Matshidiso Rebecca Moeti participeront à ce dialogue.

La présentation de l’appui apporté par la BAD, les réalisations, les leçons apprises et la situation actuelle s’agissant d'Ebola et de Zika seront au menu de la deuxième session de ces assises après la cérémonie d’ouverture.

La maladie à virus Ebola (MVE) en Afrique de l’Ouest a mis à nu la vulnérabilité des pays face aux urgences de santé publique. Elle a, notamment, démontré que les systèmes de santé de la plupart des pays ne sont pas suffisamment solides, et qu’il manque du minimum nécessaire pour répondre efficacement aux menaces sur la sécurité sanitaire.

L’épidémie d’Ebola n’a pas seulement été une menace sérieuse pour la sécurité sanitaire publique, elle a également affecté, négativement, la sécurité économique des pays touchés. La nécessité de renforcer ces capacités n’a jamais été aussi grande et urgente avec l’apparition de nouvelles menaces depuis 2015, notamment les épidémies urbaines de fièvre jaune et la propagation de la maladie à virus Zika.

Partie en décembre 2013 de la Guinée forestière (sud), l'épidémie a gagné le Liberia et la Sierra Leone, puis le Nigeria et le Mali. Elle aura atteint au total dix pays, dont l'Espagne et les Etats-Unis, provoquant plus de 11.300 morts sur 28.600 cas recensés. Le Libéria seul a enregistré 4.800 morts. Plus de 99% des cas ont été notés en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

LS/APA

Commentaires

À lire aussi

En Continu

Publicité

La Newsletter

S'abonner gratuitement !
captcha 
Publicité
Publicité