Référendum constitutionnel: Et voilà la 3ème République sous Alassane Ouattara !

| 02.11.2016 à 00h01
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Référendum constitutionnel: Et voilà la 3ème République sous Alassane Ouattara !
© DR / Autre Presse
Référendum constitutionnel: Et voilà la 3ème République sous Alassane Ouattara !
Abidjan (Côte d’Ivoire) - C’est à 93,42% sur un taux de participation 42,42% d’électeurs Ivoiriens que le "oui" a emporté le référendum constitutionnel au détriment du "non" (6,58%) pour faire naître la 3ème République de la Côte d’Ivoire sous le Président Alassane Ouattara.


Douloureusement née, si l’on s’en tient aux violences qui ont émaillé le vote par endroit, mais cette 3ème République qui vient après celles de 1960 et de 2000 est bel et bien là, ‘’calée’’ à jamais. Elle devrait permettre, aux dires de son principal penseur, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara, un passage de témoin plus doux entre les générations ; notamment, la sienne qui finit en 2020 et une autre plus jeune.

Pour l’histoire, cette 3ème République qui sera proclamée dans les heures qui suivent par le Chef de l’Etat à travers la promulgation de la loi fondamentale et sa publication au Journal officiel, naît pour corriger les ‘’imperfections’’ de la 2ème République. Cette dernière en regorgeait, quand bien même elle fût votée à 86% avec un taux de participation de 56%.

La nouvelle constitution ivoirienne créant la 3è République de la Côte d’Ivoire a été adoptée à 93,42% des suffrages exprimés lors du référendum de dimanche boycotté par l’opposition, a annoncé, le Président de la Commission électorale indépendante (CEI) Youssouf Bakayoko.

Selon M. Bakayoko, ce scrutin référendaire a recueilli un taux de participation de 42,42%. Il y a eu au total 6 313 758 inscrits pour 2 678 601 votants. Les bulletins nuls sont évalués à 15234 contre 8 366 bulletins blancs. 174 714 personnes ont voté pour le ‘‘Non’’, soit 6,58%.

La nouvelle Constitution ivoirienne ‘’jugée inopportune’’ par l’opposition prévoit un poste de Vice-Président de la République ainsi qu’un Sénat. L’école obligatoire pour tous et le rôle des chefs traditionnels ont été également constitutionnalisés.

S’agissant des conditions d'éligibilité du président de la République, le verrou de la limite d’âge a sauté, quand l’âge minium pour être candidat est fixé à 35 ans.

PIGFE/ls/APA

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