Pretoria confirme son retrait de la CPI

| 22.10.2016 à 00h00
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Pretoria confirme son retrait de la CPI
© DR / Autre Presse
Pretoria confirme son retrait de la CPI
Pretoria (Afrique du Sud) - Le gouvernement sud-africain a officiellement confirmé ce vendredi, son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), a-t-on appris de source officielle.


L’Organisation des Nations Unies a déclaré dans un communiqué parvenu à APA que Pretoria lui avait communiqué son intention de se retirer de la CPI.

La notification de retrait signée par le ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana Mashabane précisait que l’Afrique du Sud avait trouvé ‘’incompatibles’’ ses obligations de résolution pacifique des conflits avec l’interprétation donnée par la Cour pénale internationale.

La note de Mashabane a été immédiatement suivie par une conférence de presse du ministre de la Justice, Michael Masutha au cours de laquelle il a déclaré que le gouvernement su africain préparait un projet de loi pour le retrait ‘’imminent’’ de son pays de la CPI.

Ce retrait prendra effet dans un an, à compter de la date de réception selon la ministre sud-africaine des Affaires étrangères.

La CPI « entrave l'aptitude de l'Afrique du Sud à honorer ses obligations en matière de respect de l'immunité diplomatique ».

Cette décision de Pretoria intervient à peine une semaine après que les législateurs burundais ont voté un projet de loi relatif au retrait du pays de la CPI.
Le président burundais Pierre Nkurunziza a promulgué la loi prévoyant le retrait de son pays de la CPI.

L’Afrique du Sud a été fortement critiquée l’an dernier pour avoir refusé d’arrêter le président soudanais Omar El-Béchir, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI qui l’accuse de crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour.

Bashir qui a nié tout acte répréhensible a été autorisé à quitter l’Afrique du Sud, où il assistait à un sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA).

D’autres présidents africains ont accusé la CPI d’avoir orchestré une chasse aux sorcières à l’encontre exclusivement des dirigeants africains tout en fermant les yeux sur les crimes et autres délits commis par d’autres dirigeants internationaux.

WN/as/lb/APA

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