Secteur électrique sous régional

| 15.11.2016 à 00h00
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Secteur électrique sous régional
© DR / Autre Presse
Secteur électrique sous régional
L’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO (ARREC), en collaboration avec l’Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité (ARSE) du Burkina Faso, a organisé, le lundi 14 novembre 2016 à Ouagadougou, la 8e réunion des comités consultatifs. Elle a consisté à examiner des textes réglementaires et des contrats bilatéraux.


Les opérateurs et les régulateurs du secteur de l’électricité de l’espace CEDEAO se sont rencontrés, le lundi 14 novembre 2016 à Ouagadougou, à l’occasion de la 8e réunion des comités consultatifs. Ensemble, ils ont réfléchi aux voies et moyens, visant à accroître l’accès des populations à l’électricité. Les pays membres de la CEDEAO ont mis en place, le Système d’échange d’énergie électrique en Afrique de l’Ouest (EEEOA/WAPP), et l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO (ARREC). Ils entendent faire de ces institutions spécialisées de la Communauté, selon la présidente de l’Autorité burkinabè de régulation du sous-secteur de l’électricité (ARSE), Mariam Guy Nikièma, les acteurs clés de la mise en œuvre de la politique communautaire d’approvisionnement des Etats en énergie électrique. Les travaux de cette réunion se sont focalisés, entre autres, sur les textes réglementaires, le manuel des procédures du marché régional, les règles de pratiques et de procédures de l’ARREC. Le président de l’ARREC, Honoré Bogler, a noté que ces documents pourraient être approuvés par le conseil de régulation de l’autorité dans les mois à venir, après leur mise en place. Il a ajouté que la 1re phase du marché de l’électricité de la CEDEAO pourrait être lancée dès le 1er trimestre de l’année 2017, si les acteurs en donnent des moyens. « Nous nous devons d’accélérer le rythme de mise en place du marché régional pour soulager au plus vite les populations de notre région et ouvrir la voie au développement économique et social », a relaté M. Bogler. L’offre et la demande d’électricité étant précaires, la présidente de l’ARSE, Mariam Guy Nikièma, a avancé que les pays concernés sont secoués par des crises énergétiques et ils devront mettre des moyens, pour une production en qualité et en quantité suffisantes. « Nous disposons d’immenses ressources énergétiques et il n’y a pas de raison que nous n’arrivions pas à combler ce déficit », a-t-elle justifié. Par ailleurs, le président de l’ARREC, Honoré Bogler, a dit attendre des différents Etats pour l’opérationnalisation de ce marché électrique, qu’ils soutiennent les institutions à accomplir le mandat de la CEDEAO. En ce qui concerne sa structure, il a souhaité qu’elle prenne courageusement la décision de donner des ressources financières aux régulateurs nationaux, car de son avis, le marché régional ne peut pas exister, si le marché national n’est pas non plus fonctionnel. Cette 8e réunion s’inscrit dans le cadre de la tenue du 5e forum de l’ARREC qui ouvre ses portes aujourd’hui, sous le thème : « Mettre en place, le marché régional de l’électricité de la CEDEAO : opportunités et défis ». Le forum va regrouper, en plus des opérateurs et des régulateurs de la sous-région, les universitaires, les institutions financières et les partenaires au développement.

Afsétou SAWADOGO

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