COP22 : « Aucun pays ne peut affronter seul les effets du changement climatique », Jacob Ouédraogo, ministre de l’Agriculture

| 14.11.2016 à 00h00
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COP22 : « Aucun pays ne peut affronter seul les effets du changement climatique », Jacob Ouédraogo, ministre de l’Agriculture
© DR / Autre Presse
COP22 : « Aucun pays ne peut affronter seul les effets du changement climatique », Jacob Ouédraogo, ministre de l’Agriculture
Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob OUEDRAOGO, a participé à une table ronde sur l’Agriculture en Afrique et le changement climatique, ce mercredi 9 novembre 2016 à Marrakech, dans le cadre de la COP22. Le ministre Jacob OUEDRAOGO a axé son intervention sur le développement de la filière soja, dans un contexte de changement climatique, ainsi que sur la stratégie nationale de sécurité alimentaire.


Appelé à se prononcer sur la promotion du soja dans son pays, le Ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob OUEDRAOGO a affirmé : « La production du soja au Burkina Faso fait partie de la politique de diversification des produits agricoles ». Et de rappeler qu’outre le soja, plusieurs oléagineux sont produits au Burkina Faso : le souchet, le sésame, et le tournesol. Cette diversification de la production vise à améliorer les revenus des producteurs, a ajouté le ministre de l’Agriculture.

Déclinant la stratégie de développement du soja, Jacob OUEDRAOGO a dit la nécessité de construire la filière, en organisant les acteurs de la chaîne dont la production, la transformation et la commercialisation constituent des maillons. Il a souligné la nécessité de renforcer les capacités des acteurs de la filière et de faciliter le financement de leurs activités. La banque agricole, en création, répondra à ce souci, a dit le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques.

Par ailleurs, il a exposé les grands axes de développement de l’Agriculture burkinabè en général. Ses axes s’intègrent dans le Plan national de développement économique et social (PNDES) et comprennent à la fois l’appui à la production agricole familiale et l’essor de l’entreprenariat agricole. Le développement des aménagements hydroagricoles, l’appui des producteurs en semences, engrais, matériels agricoles et animaux de trait, à coût subventionné, constituent des actions de développement de l’agriculture burkinabè.

Traitant du dispositif national de sécurité alimentaire, le ministre Jacob OUEDRAOGO a relevé l’existence d’un comité de prévision des crises alimentaires, composé d’acteurs gouvernementaux, de partenaires techniques et financiers et de producteurs. Il a fait cas de la mise en place des boutiques témoins dans les villes et campagnes, lesquelles ont pour objectif de rendre accessibles des produits alimentaires aux populations.

Le ministre Jacob Ouédraogo a enfin appelé les Etats africains à mutualiser leurs efforts car « aucun pays ne peut affronter seul les effets du changement climatique ».

Des participants à cette table ronde ont plaidé pour une modernisation de l’agriculture africaine. Ils ont également rappelé les grandes lignes du Plan Maroc vert comprenant entre autres, la quête de la sécurité alimentaire, l’augmentation de la productivité aux fins d’exportation et l’organisation des producteurs.

Deux autres tables rondes ont porté sur les sols africains et leur fertilisation. Ces émissions télévisées ont été organisées par la Fondation Avril.

DCPM/MAAH

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