Fonds de promotion culturelle: Passer du crédit à la subvention

| 04.11.2016 à 00h00
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Walib Bara - Directeur Général du Bureau burkinabè des droits d’auteurs (BBDA)
© DR / Autre Presse
Walib Bara - Directeur Général du Bureau burkinabè des droits d’auteurs (BBDA)
Le Bureau burkinabè du droit d'auteur (BBDA), dans sa quête de la transparence, a animé, le jeudi 3 novembre 2016 à Ouagadougou, une conférence de presse en vue de la publication des résultats de l'appel à projets culturels. Plus de 200 dossiers de candidatures ont été reçus par le comité de gestion du Fonds de promotion culturelle.


Sur plus de deux cents dossiers reçus par le comité du Fonds de promotion culturelle (FPC), trente et un, toutes catégories confondues, ont été retenus. Il s'est agi de la catégorie théâtre, littérature, les arts graphique et plastique, l'art dramatique et de l'audiovisuel. Ces artistes vont bénéficier d'une subvention du Bureau burkinabè du droit d'auteur (BBDA) à hauteur de 75 % pour la réalisation de leurs projets. Cette enveloppe financière est comprise entre 500 000 et 2 250 000 FCFA. Créé par les textes réglementant le fonctionnement du BBDA, le FPC vise à soutenir tous les artistes membres du BBDA qui détiennent des projets culturels mais, qui manquent de moyens financiers et/ou techniques pour les réaliser. A cet effet, le Fonds a connu une hausse passant de 32 100 000 FCFA en 2015 à 35 775 000 F CFA. Toutes ces informations ont été données, le jeudi 3 novembre 2016 à Ouagadougou, lors d'une conférence de presse. Quel est le processus de réalisation de ces projets? Y a-t-il de l'innovation ? Comment s'est fait le dispatching? Sur les récentes déclarations sur les réseaux sociaux, quelle est la conduite à tenir par les responsables du bureau? Comment travailler à maintenir la cohésion sociale au sein de la maison. Telles ont été les préoccupations des hommes de médias. En réponse à ces questions, le président du comité de gestion du FPC, Assonwin Hien, s'est voulu un peu plus clair. Il a indiqué que pour bénéficier du FPC, le projet doit être pertinent, fiable, réalisable au Burkina Faso et l'auteur doit participer à la promotion du patrimoine national. Quant à la répartition des montants, les conférenciers ont noté que ceux-ci sont arrêtés et publiés par voie de presse, par affichage, sur le site du BBDA... avant que les artistes ne postulent. Des déclarations du Syndicat national des artistes-musiciens du Burkina Faso (SYNAMUB) qui dénoncent une gestion catastrophique au niveau du bureau, les conférenciers ont noté que ce sont des propos diffamatoires « Le BBDA a un texte et des règlements. Nous ne sommes pas dans un esprit belliqueux car les membres du syndicat sont nos partenaires. Nous allons faire profil bas bien qu'ils ne nous aient pas fait parvenir leur récépissé de reconnaissance », ont-ils dit. Et d'ajouter « nous sommes ouverts et prêts à dialoguer ». Par ailleurs, les conférenciers ont invité les artistes à venir s’enquerir des informations justes car, disent-ils, « nous voulons être critiqués pour pouvoir avancer, mais nous voulons aussi être soutenus », ont-ils soutenu.

Elélé KANTORO
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